CE TROP POUR TOI D’ENVIE

Je n’en peux plus, il dit

Lacère mon corps total

Ce trop pour toi d’envie

Ça doit bien être sale

 

Je t’en supplie, frappe

Châtre

Étouffe cette irrépressible brûlure

Qui torture mon si peu d’esprit

 

Je déteste mon âme

Dieu est une belle ordure

Je ne suis ni d’en haut, ni d’ici

 

De ces damnés, Ma Dame

Oublie-moi dans les limbes

Je n’en peux plus d’amour

CETTE NUIT M’A ÉCRIT D’HORRIBLES POÈMES

Cette nuit m’a écrit d’horribles poèmes

Je pleurais de sanguinolentes rimes

Éructant vers obscènes

Je témoignais à charge de son crime

 

Pierrot Lunaire kitch et ridicule

Intercède mon âme au tribunal

Et comment veux-tu que je recule

Quand la danse mène le bal

 

Les jurés aux pieds de la lettre

Les juges, leurs femmes et leurs toilettes

Maquillaient un christ sans majuscule

La Cène de ceux que l’on encule

 

Et j’ai écrit cela

Et l’étoile à pleuré

La crasse du matelas

Le manque d’éternité

CORRESPONDANCE (lettre 2)

2) CORRESPONDANCE (Lettre 2)

    J’ai allumé une cigarette, j’ai attendu que le temps se consume et, j’ai regardé le cendrier et, j’ai essayé de deviner ma vie dans les cendres. J’irai.. alors que tout s’éclaire un peu, que je vois la sortie d’un tunnel et, que mon coeur bat vraiment pour la première fois et, j’arrêterai de respirer et, il n’y aura plus rien et, je sais pas trop ce que c’est rien, ni le vide, ni le néant, ni l’éternité. Ca me tracasse toutes ces choses, ça me bouffe la vie, le supermarché de la mort et, je me demande qui paiera ma location d’outre monde ; à vrai dire je m’en fous, je veux être la racine d’un arbre, même une toute petite racine, infime, ridicule de pissenlit puisqu’on les plante par là et, j’ai vraiment pas envie d’être logé dans une HLM à perpétuité-renouvelable-tout-les-cinquante-ans.

Ce soir, tu me manques terriblement et, je m’en veux des poèmes merdiques que j’ai écrit cet après-midi, des trucs qu’un pré-pubère boutonneux aurait pu griffonner en marge d’un cahier. J’habite en marge du monde, comme si je suis un peu parti, comme si je suis rien, comme si j’ai la vie en sursis..

    Je veux t’aimer encore longtemps, mais longtemps c’est pas beaucoup, c’est toujours pas assez, c’est comme encore moins qu’un souffle, je serai soufflé sans avoir joué, un jour j’irai..

Nous irons..

Mais pas avant la vie.

MFL..

06.12.2020

SOUL MUSIC (06.12.2020)

(Correspondance lettre 1)

SOUL MUSIC

    Il y a ce type qui chante derrière l’écran et, le cul sur ma chaise je danse mon sans toi, mon sans ton regard, mon sans ton corps et, tu dis “j’ai pas chaud” et, tu ris un peu au téléphone. Je me tais et j’allonge des mots qui aimeraient t’allonger, tout de suite, t’enlacer, t’embrasser, et puis.. tout ce qui me manque de toi.

    Il fait gris comme mon paquet de tabac et, nos villes à l’opposé, c’était bien cet été, l’aéroport et tes quarante-neufs baisers, je tremblais, tu étais si.. et, j’entends ta voix qui me déchiffre et, le chanteur Noir qui se move tout en soul et, on dit âme et, je crois, ça doit-être ça la traduction en français ; âme ça groove moins que soul et, “Get into the groove” et, j’ai envie de boire tout mon soûl de toi, boire tes mots, boire tes yeux verts un peu mouillés et, pas que.. et, j’ai envie de bière ou de vin, mais ça ne remplace rien et, surtout pas toi.

    Je continue de me balancer du vague à l’âme sur la chaise, droite à gauche, un peu gauche et, je me demande si je vais me mettre nu pour écrire, comme quand je te parle. Nu, comme on était en vacances et, je t’écris tout ce qui me passe sans arriver à me passer de toi ; il fait un peu frais, c’est pas le froid glacial quand il y a eu la coupure de gaz, c’est juste un peu frais et, tu n’es plus à l’autre bout du fil et, j’attends la sonnerie comme on attend une permission ; la permission de me mettre à nu, sans le plus léger voile de brouillard, sans mentir mon cœur, sans mentir ni mes paroles ni mon regard, si au moins on était côte à côte ou face à face, ou alors t’imagines..

    Maintenant ce sont tes mots que j’aimerai-s..

MFL..

06.12.2020

AU BORD DE L’EAU

Ne m’empêchez pas de ne pas dormir

Dans la nuit je lis des musiques et j'écoute les mots
C'est ainsi que je voyage, je suis en revenir
Pas loin de vous, je veux dire chez nous, tout au bord de l’eau

Je ne connais pas ici, mais j'y suis déjà passé
C'est là que je suis attendu, par la femme dont j’ai rêvé
Cet amour inconditionnel qui a su traverser les années

PUISQU’ELLE PORTE DU BLEU


Elle danse par-delà les gens et la rue tourne des yeux
À son allure droite et raffinée le passant s’écarte respectueusement
L’été passé elle marchait pieds nus et les orteils peints d’océan

Sa grâce et son autorité naturelle me plongeaient pauvre bougre
Aux sources de mon trouble
Mes lèvres comme ma gorge ruisselaient de mots mystérieux

Cette femme est très belle et je ne suis qu’à elle
Baisant ses longs cheveux et fleurs en rosées
Divine pluie d’orage à ma bouche fanée

Transi et titubant d’amour
Je croyais à la grâce
Me faisant troubadour

SI BELLE CETTE NUIT


Comme dormir à vos pieds tel un chat voluptueux

Tandis que votre oreiller se colore de rêves étonnants

Si vous saviez et à quel point je suis heureux

De mes réveils à vos côtés si loin de tous ces bien-pensants



Vous êtes si belle cette nuit et je voudrais veiller tous vos désirs

Vous pourriez aussi me réveiller de ce sommeil que j’ai serein

N’arrêterai-je jamais de vous faire venir

A jamais je serai tiens



Et pardonnez-moi de parfois vous tutoyer

C’est vous que j’ai toujours adorée..

EFFUSION

J’ai resserré le collier 
Qu’elle m’étrangle de son amour 
Me suis jeté à ses pieds 
Comme nous avons dansé toute la nuit 
Sur des musiques à en devenir sourd 

C’était enfin la vie 
Et ses longs cheveux blonds qui volaient sous la lune
Claquaient le vent et les embruns du proche océan

Nous étions une et unique envie 
Parce qu'elle brûla en moi en dessous de la dune 

Depuis chaque nuit j’attends
Nos effusions d’un même sang 

BESOIN DE CONSEIL-S ?

(#Journal 10)


Alors ? T’es guérisseur ou je n’sais quelle conn’rie
Alors ? tu es coach ou bien une autre escroc'rie 
Même si je ne crois pas,  je préfère curé 
Ou encore un Imam si tu veux me faire chier

Mais ne m’emmerde pas à venir me squatter 
J’ai pas besoin de toi, j’ai déjà tout gagné 
J’ai une très belle femme et un peu à manger 
Tes théories new-age ou bien webêtisées

Ce n’est que pour l’argent et puis les imbéciles 
Alors te fais pas d’bile si certains sont débiles 
Tu gagneras du fric, mais ce sera sans moi 

J’ai d’l’eau au robinet et puis quelques idées
Va voir ailleurs s’teuplait, sans toi je sais nager
Maint’nant si t’as envie d’un peu de poésie ?

Viens chez moi c’est gratuit..

BLONDE VÉNUS (Vidéo)

Bouleversez-moi, aux tréfonds,
Temps je vous adore, blonde Vénus
Au double sexe des divins androgynes convergeons
Sans qu’éphémères et immortels n’érigent hiatus.

De cette alliance-nous-
Alliage-notre-corps-notre-esprit !
Quand cet instant suis à genoux,
Exaucez-vous, je nous en prie.

Puis-qu’un unique-ainsi-nous-sommes,
Fondu aussi terre-ciel-éther ;
Lors, à l’Eden dû notre somme,
Printemps offrirons notre hiver..

DANSE DU FEU ET CORPS DIVINS

La nuit comme lumières et son, ainsi phosphorescences, serre-moi, tout toi brille, la bouche comme, les yeux comme le ciel, comme le monde et l’univers autour, si seulement, me voyais décrire nos nuits, si ne plus dormir, et seulement si, âmes à l’origine, retours et aller vers, étoiles tes pupilles et mes seins qui pointent, pulsation des corps, fusion, te pressens transes et accords, fission, libères la danse, spirale t’élève aux confins, disque lunaire, tourne, viens, va, danse, ne détournerai le regard, et nous embrasons, circonvolutions à se faire pâmer Vénus antiques, incandescences, te retourne encore, de bords en bâbords, affluences, mords, montée des lunes, élévation, brûle, caresse, inonde, gouttes lamper inépuisablement, tumescences, flux, turgescence, te retiens, reflux, me contiens, dansons incessamment, m’abouche, embrasse les lèvres, Aphrodite, Déesse, me presse à tes pieds exhausser nos fièvres, assouvir l’infini, voluptance m’enveloppe, entre toi, détroits et alentour délicieux, bras se jettent, vaisseaux, souffle soudain fugitif,  rafales et éclairs étincellent-nous, chant immémorial du sang qui martèle, foudres et déflagration, infinitudes enfin..


Je t’aime.

Je t’aime.

C’EST POUR ÇA UN POÈME

J’habite au bout la coursive 
Simple de ma vie furtive 
De mots non galvaudés 
J’en ai fait mon idée

Et encore, j’ai des godasses 
J’ai de la chance dans la masse 
Ce que pensent les gens 
J’ai fait mon firmament 

Par ce que je suis poète 
Moins-que-mon-cul-je-pète 

L’enfant me dit « je t’aime »
C’est pour ça un poème..

NON EXHAUSTIF

(#9 Journal)

Nous sommes dans l’ère du clic
Ce sont les jeux du cirque
Pouce en haut des réseaux
Quand Machin Le Très Beau…(f)
Fier comme un commentaire
A baissé le salaire
D’un livreur Ama-chouette
Sans livrée de soubrette

Puis beau le très machin
D’une porno-vidéo
Kévin Le Gros Malin
Délivre son cerveau
À sept ans c’est normal
D'apprendre les annales
Le contrôle parental
Ma foi est si banal

Que je pusse en dire plus
Bien que d’aucun ne susse
Et lire je préfère
Houellebecq ou Baudelaire

Internet n’est pas con
Seuls certains le sont
En faire bon usage
N’est pas un avantage



CHAMBRE D’ADOLESCENT

Chambre d’adolescent, tout en haut, une affiche 
Des rêves rock n’ roll, des clubs où l’on s’affiche 
Faut revenir sur terre, elle est parfois très basse 

Mais nous on écoutait le riff de la basse 

Le Velvet Underground, guitares électrifiées 
On irait en studio, enregistrer cet été 
Faut revenir sur terre, elle est parfois bien crasse 

Mais nous on traduisait les paroles de Crass 

On chantait ainsi font les crêtes de keupons 
Les concerts à dix francs qu’on pogotait en rond 
Sur les Garçons Bouchers, les Bérus, les Wampas 

Faut revenir sur terre, elle est souvent très basse 

Ce matin de métro sous les néons laiteux
Je donne un peu d’argent à un nécessiteux 
Et je déchire l’affiche d’un obscur syndicat 

POÈME DU HANDICAP

Atelier, ce matin, le petit Jérémy 
Que personne ne voit, à part sa différence
Derrière la déligneuse, doucement il me dit
Je ne vois plus d’un œil, mais il faut qu’il avance

Et je ne le crois pas, connais toutes ses blagues
Chaque jour, l’un et l’autre, nous rions, bonne humeur
Travailler avec lui, c’est comme le bruit des vagues
J’entends plus les machines, n’endure plus les heures

Et encore, vers dix heures, un peu avant la pause
Me redit pour son œil, et je ne le crois pas
Se remet au travail, de tout, de rien, on cause
Les liteaux et palettes, la force de ses bras

La sueur et puis son dos, comme il ne se plaint pas
Est allé à midi jusqu’à l’infirmerie
On ne l’a pas revu depuis plus de trois mois
Sa trisomie et la rétine ils nous ont dit

RÊVES DE PISSENLITS

Cette humanité n’est qu’un panier de crabes
On se crache à la gueule, Français, Chinois ou, parlant arabe
Et dis-moi
Ce qu’ils font là
Tous ces cons
À dire 
Ce qu’il faut prédire
Leurs religions
Leurs institutions
Tout cela
Ma foi
Moi
Je n’ai rien dit
Je n’ai écrit
Que poésie

Et je t’emmerde
Que l'on soit Croate ou Serbe 
Ou, qui que je sois
Ma foi
Je gerbe
Tous ces mots à leurs bouches 
Et je sais le gaz dans les douches

La vie étouffée..

Et que je sois
Encore une fois
Juif, Chrétien ou Musulman
Ou
Je ne sais quoi
Est-ce que c’est toi qui mens
Ou bien moi
Un peu trop franc
À te dire
Que..

Sans
Nos désirs
À toi
Et à moi
Comme volant
À tout vent

Rêves de pissenlits

Je dis..

MA DAME DEPUIS..

(#8 Journal)

Une terrible envie de te faire l’amour

Toi, ma femme, celle que j’adore depuis toujours

Une indicible envie de sentir tes ongles

Sous ma peau, mes pensées, ce avec quoi je jongle

 

Les plaisirs de la chair rejoignent ceux de l’âme

Et si je suis croyant, ce n’est qu’en vous Ma Dame

Celle que je connais depuis adolescent

La seule que je veux et qui coule mon sang

 

Comme vous le devinez, suis toujours à vos pieds

Et pour toi, irai loin, jusqu’en éternité

Chercher en poésie, je me ferai devin

Comme Rimbaud et Verlaine, les poètes leur vin

 

Tu m’es divinité , avais-tu deviné

Mes mots ne sont que toi, ne sont pas divisés

J’ai oublié l’école  

Depuis, je farandole..

LES POUPÉES DE MA PETITE SŒUR

  

Dans la ville incertaine, je vois des hommes creux

Ils lisent les journaux, se doivent importants

D’un travail, de leur femme, ils ont même des enfants

Et lèchent les vitrines du vide de leurs yeux

 

Ils n’ont plus de prénom et s’appellent anonymes

Téléphones cellulaires et des plages horaires

Instituts statistiques comme nouveaux bréviaires

Géolocaliser leurs vacances à Nîmes

 

Sur les réseaux sociaux, ils se jettent en pâture

Twitter ou bien Facebook quand ils tournent en boucle

Mad’moiselle-zéro-six sur Tinder s’accouple

Déblatérant de tout, même de leurs ordures

 

Leur société est triste, ennuyeuse et sordide

Et à leur compagnie, je préfère les fleurs

Écrire des poèmes pour ma petite sœur

Qui aime ses poupées et leurs grands yeux candides

MARCHÉ DU SAMEDI

Les prophètes que l’on loue d’espèces trébuchantes

Dans la salle des fêtes allouée par la mairie

Des cantiques new-age, des odes à Marie

Jésus comme les autres, ceux que partout l’on chante

 

Prier m’est impossible, je reviens du marché

J’ai croisé des gens simples aux bonjours embaumés

Nous pensions à la mort, puis nous mettions à table..

LIVREUR À MACHIN

(#6 journal)

J’y crois pas, le livreur à machin

Il tourne autour de moi

Je pourrais ne pas être malin

En disant au grand capital,

C’est machin et c’est lui et c’est pas moi

 

Mais ? tu vois, j’attends

Et même quand on me fout dans l’anal,

 Je suis patient

 

Alors, s’il te plaît livreur

Apporte-moi ma chemise rose, j’en ai besoin

Et comme ton petit capital qui fait-sueur-petites-sommes- tristes-tes-heures, 

Suis poète de rien

 

Je vais pas te dénoncer

J’vais pas liker

Je sais ce que c’est que trimer

Mais la prochaine fois

Pense à moi

 

Et ne me fait pas glander

Parce-que j’avais ailleurs, juste besoin

Au grand capital, aujourd’hui, d’aller toujours acheter

Simplement un peu de bouffe et pour mon chat les besoins

 

Bref, après ton trajet délirant

Que j’ai pu suivre à chaque instant

Tu me pardonneras

Par respect, t’ai attendu

Puisqu’ainsi toi,

J’ai eu des travaux de trou du..

 

Des métiers difficiles..

 

Je t’accolade et..

Viens prendre le café chez moi on en fera une rigolade..

DE RIVIÈRES EN FLEUVES





Comme coulent de source
De rivières en fleuves
Sommes dans notre course
Et de vous je m’abreuve

Coulez ma bouche
Peignez en touches
Comme j’accouche
Si tu me touches

Ainsi soufflent les vents
Ceux qui se courant d’air
Et comme nous devant
Sommes beaux de notre ère

Voulez ma bouche
Saignez en touches
Si tu me touches
De toi j’accouche

Coule-moi dans ta source
Comme je te veux humide
Puis à toi je m’abouche
À tout jamais séide

Veuillez ma couche
Quand sur nous louchent
Ces vieilles souches
Allez, viens ! On se couche !

RESTEZ PACHA

(#4 Journal)

Aujourd’hui

C’est ainsi

Petit chat

Comme pacha

Pattes-en-rond

Dans la mare

Il se marre.

Et à quoi bon

Des coups d’épée dans l’eau faire des ronds ?

Puisqu’il suffit d’une goutte

Parce-qu’à jamais on doute

On doute de même-s de nous

On est douteux

Moi-même, j’avoue

Je suis de ceux

Alors, on écrit

On dit

Et l’on redit

C’est ainsi.

Mais mon chat a raison

De rester pattes-en-rond

Plutôt qu’hier moucheron

Dans l’eau plus de ronds..

UNE PATHÉTIQUE HISTOIRE DE MOUCHERON

(#3 Journal)

Dans mon évier, j’ai noyé un moucheron

Piètre victoire

C’est une invasion

Je ne suis pas fier

Alors au fond de ma mémoire

Je l’enterre

Est ce que tu crois qu’on peut se regarder dans la glace quand on a fait ça

Y a-t- il un Dieu moucheron comme une mouche au-delà

L’humanité se reflète de ma petite farce

Mesquine, beauf et criminelle , cette garce

J’ai vu mon moucheron qui se débattait contre un déluge à sa hauteur

Je fus son apocalypse et sa dernière heure

Je n’ai même pas éprouvé de plaisir à le voir tourner dans la flotte

Et après mon repas, je me suis gratté la glotte

Bref, une page de journal inutile

Sur un sujet dit futile

Je tourne en rond

Comme moucheron

ACTIONS LIDL et 50 BOULES

(#2 Journal)

Madame.,

J’aurais dû recevoir lundi dernier le trucage occultum de 50 euros. Je voulais dire la très coquette somme de 50 boules.

Nous sommes aujourd’hui samedi premier mai et j’espère que vous l’avez placée sur mon compte en Suisse tout en passant par le Luxembourg, ce qui bien entendu augmentera mes dividendes ainsi que votre salaire pour bons et loyaux services.

Je veux d’ailleurs réinvestir la majeure partie de cette petite fortune dans des actions Lidl qui ne cessent de grimper étant donné la situation du petit peuple qui défile aujourd’hui.

Aussi, je vous serai éternellement reconnaissant de bien vouloir transférer cet argent sur mon compte en France, à la banque que vous savez, de façon à ce que je puisse le faire fructifier à la Bourse de New York le plus rapidement possible.

En vous remerciant personnellement pour votre excellent travail de gestionnaire, veuillez croire, Madame, en mon estime la plus grande et ma considération distinguée.

P.S. Vous féliciterez de ma part le fabuleux stagiaire de la comptabilité.

BURALISTE À DIX BOULES

( #1 Journal )

Je rentre dans le bureau de tabac

Même pas trois centimes au fond de mes poches

Je me dis, il va pas être moche

Il va peut-être accepter ma carte

C’est mon tour et mon cœur bat

Un peu comme si j’étais un voleur

Ou comme si je fumais ma première clope

Je dis Bonjour

Bonjour, il me répond

Et moi, avec pas un rond dans les poches

À partir de combien vous prenez les cartes bancaires

Quand il me dit combien

Le prix de mon papier me paraît dérisoire

Et puis, sans faire d’histoire

Je repars sans un rond dans les poches

L’AMOUR QUE TU AS

Ca fait l’éternité que je veux te décrocher l’univers

Que les montagnes ne sont rien

Comme les mers et les tempêtes

Que la lune on a déjà marché dessus

Que les cieux ne sont pas assez hauts pour être aussi belle que toi

Ca fait l’univers que je veux t’offrir l’éternité

Pour que tu puisses dire

Tout ce que tu rêves

Tout ce que tu sais

Tout ce que tu aimes

Et la terre tourne beaucoup moins vite

Et tournera moins longtemps que ton cœur

J’ai souvent du mal à parler d’âme

Mais s’il y en a une seule sur terre

Elle est beaucoup plus grande que tous leurs dieux vengeurs

Leurs dieux jaloux

Leurs dieux odieux en tout

Et comment ne pas croire en toi

Leurs mystiques illuminations

Leurs si petites initiations

Leurs putains de religions

Ne sont rien devant toi

Et j’écris bien de toi..

Toi

L’unique d’entre toutes les femmes

Celle qui n’a pas eu Légions d’honneur

De je ne sais quel ange

Pour accoucher d’un pov’ type sur une croix

Celle qui croit en l’autre

Celle qui écoute

Celle dont le nom n’est pas écrit dans un livre qu’on peut brûler

Que restera-t-il de cela

Dis-moi

Quand l’humaine vanité

Quand il n’y aura même plus d’été

Quand personne ne saura qu’on a été

Parce-qu’il n’y aura justement plus personne

Et

Que de leurs philosophies ou autres déconnades

Ne restera même pas l’écho d’un écot

Parce-que l’argent inutile

Juste pour se faire foutre aux soldes

Se faire enculer d’évidences

Ont-ils simplement ton bon sens

Et je suis en colère ce soir

Et j’ai été en larmes avant

Parce-que je leur ressemble

A ces cons et à leurs dieux

De ceux qui se croient

De ceux qui se pensent

De ceux qui se parlent

De ceux qui n’écoutent pas

Y’en a des lignes et encore des lignes à écrire sur ceux.

Mais ce

Tu sais..

C’est l’amour que tu as

MESURE DE L’ECHELLE-ESCALIER

Archive 26 juillet 2017

DERNIER ENDORMI

D.E. Cet escalier est intérieur, bien caché, si bien enfoui pour vos yeux aveugles et les miens aussi. On ne peut le remarquer qu’après un certain degré de concentration, une inflexible attention… comme s’il était derrière des vitraux ou une verriè

Voir l’article original 189 mots de plus

TA NUIT

Ta nuit qui me pénètre

Cette éternelle veille

Puisque la lune affrète

Mes rêves pour tes merveilles

Les poèmes voyagent

Dans tes yeux qui m’étoilent

Traversées d’une page

L’Océan et tes toiles

Cette nuit qui s’apprête

Et qui de moi dispose

Comme une main impose

À qui se veut poète

Bien des mots que l’on ose

À l’encre d’une rose

BLONDE VÉNUS

Bouleversez-moi, aux tréfonds,

Temps je vous adore, blonde Vénus

Au double sexe des divins androgynes convergeons

Sans qu’éphémères et immortels n’érigent hiatus.

De cette alliance-nous

Alliage-notre-corps-notre-esprit !

Quand cet instant suis à genoux,

Exaucez-vous, je nous en prie.

Puis-qu’un unique-ainsi-nous-sommes,

Fondu aussi terre-ciel-éther ;

Lors, à l’Eden dû notre somme,

Printemps offrirons notre hiver..

MON VOISIN

Même s’il est hautain

Qu’il me conçoit crétin

Je l’aime bien

Mon voisin

 Claquant chaque matin

Mon sommeil de vaurien

De sa porte pour enfin

Me traiter d’aigrefin

Je l’aime bien

Mon voisin

Quand le soir s’en revient

D’avoir gagné son pain

Sonne encor le tocsin

Me jurant bon à rien

Je l’aime bien

Mon voisin

Mais entre tes beaux seins

De soieries en mâtin

Ma lyre chante refrain

Et n’y entendant rien

On l’aime bien

Not’ voisin

On l’aime bien

LE CRI

Le silence ne m’existe pas

Tumulte des musiques électroniques

Phrasé parfois classique

Rock n’roll aux fêlures équivoques

Comme punk attitude dégueulant des gros mots

Et puis mes nuits de Blues

R n’B quand langoureusement me livre

Sa majesté le Jazz des chaînes me délivre

Pop pop pop me dites-vous

Taisez-vous et arrêtez d’écrire

Ce à quoi je rétorque

Que le Verbe est sonore

Qu’un cri jamais étouffé

Monte en moi et l’honore

INVOCATION

Goûtez-moi nos bonheurs

Également donnez douleur

Puis-qu’inspiration suit

Comme il en soit une si

Seulement vous

Alors sur tout

Pouvez

Aller

Très loin

Enfin..

J’aimerais vous dire

Jusqu’à en mourir

Mes yeux par vous fermés

De votre éternité

Mes païens paradis

Désormais sont écrits

En quelque évocation

Quand mon invocation..

COMMENTAIRES ÉDICTÉS

La diction
Est maîtresse
De toutes dictées..
Je n’ai qu’une à diction..
La mienne mot pour mot..
Faites-vous grâce de mes maux..
A la faveur de toutes nos saisons
Toujours de notre Amour au Diapason..
Des siècles dans nos eaux
Vivants nos émaux..
Une Orfèvrerie vernissée..
Mes vers sont à vos pieds
Emplissez-les
A vous enivrer..
De vos parfums d’amande
Ma dévotion demande
Un rituel bouche à bouche
En goutte à goutte..
De vous assoiffé
Je vous prie épanchez..
Coiffez-moi
Du bout de vos doigts
Et
Penchez-vous
Sur moi..
Oui,
Ma Dame..

17 et 18.04.2021

J’ai un singulier Villon et ça n’est pas faute d’expression..

Il n’y a pas d’échec sans le mat,
Tenons-nous à..
Tant que
Ecrire
Chanter
Danser
Malgré quoi ?
Ne restons pas coi..
Et je reprendrai cela
En faisant lien
Avec le tien
Je t’accolade « frère humain »
Comme disait Villon
Pas si con.

https://misquette.wordpress.com/2021/04/10/damned/comment-page-1/#comment-7961

SAFAH

C’est pas sympa

Pour Safah

La vraie couleur

D’ici-d’ailleurs..

Et pourquoi pas

Serait cela

Et puis que ça

On le dit pas

C’est vraiment pas

Pour eux les pas

Sympas

De Safah

Alors on dit quoi

On raconte ça

Tu restes coi

Et pourquoi ça

Elle dit Safah

Je suis de là

Et part-delà

Je suis votre cela..

Je suis de vous

Un peu comme vous

Nous sommes d’ici

Et si..

Dit

Safah

MELOMANES

Et

Cette chanson quand nous avons fait

Ce qui dure éternité

New York

Si nous mélomanes en patchwork

Et

Continuons à jamais

Tout d’écouter

Le bleu du ciel

Et

Les teints gris foncés

Comme paradisiers ou hirondelles

Cet azur de musiques sur lesquelles..

Si tu me fais danser

Autant de bonheur

Que de douleurs

L’hiver comme l’été

C’est toujours la vie

Ainsi..

Et

Elle est

De notre côté

C’EST PAS MA FAUTE A MOI

Ceux de l’ère où ça fait bien faire bien
Moines crasseux de cantiques sur twitter
Veulent la poétique en gueule de chien
S’aboyant des faïences en rimes serial killer
Comme ça frime à qui mieux mieux
J’ai déserté les réseaux excepté celui-ci
Puisque m’emmerdent les cultureux
Et autres sonneurs d’ainsi-on-dit
Ceux qui manquent d’air aussi se font du bien
Entre petites sectes et auto-religion
Scrollant affreusement bien leur faire valoir pour rien
Comme priapisme et persistante masturbation
Ceux qui collés à leur écran
Les consentants du pas de l’oie
Gavés d’écritoires édifiants
C’est pas ma faute à moi

LE SIÈCLE SUBLIME

Les fabuleuses symphonies de la machine

Crève ! charogne-humanité !

Chaque éternité reliée au disque dur du siècle sublime

Esprits et corps ré-engeenirés

Et les musiques apocalyptiques sur lesquelles ils dansaient

Tu te souviens ?

Leur société des loisirs qui peu à peu les confinait

Tout cela est maintenant bien loin

Crève ! charogne-humanité

A petit feu de tes propres bûchers

Dans le silence du silicium continue de chanter

Crève ! charogne-humanité

Mange les livres de ton immortalité

Et continue de croire danser..

Clope, Club, Cage

Clope et cage

J’ai l’oiseau coincé en retour

Revenu comme un enfant sage

Café au bistrot des détours

Et qu’est-ce qu’il chante si ce n’est que l’amour?

Il sait que ça vaut mieux que la rage

Et pourquoi ne dirait-on pas toujours?

Puisqu’il est nu sans ambage

Club, passage

Un bar discret où l’on va se faire foutre

Toi aussi, tu portes une cage

Une en métal ou une pleine comme une outre

T’es bien au chaud en dedans?

C’est ce qu’elle lui a demandé en rentrant..

Plus rien ne pèse lourd

J’aime coiffer vos longs cheveux

Si fins entre mes doigts

J’aime faire briller vos yeux

Sans jamais me demander pourquoi

Et aujourd’hui, vous êtes heureuse

Votre sourire illumine le bleu du ciel

Comme vos lèvres se font langoureuses

Poète, vous êtes pour moi parfum de miel

Vous me dites, c’est très beau mon amour

Et mon cœur bat plus de mille  soleils

J’espère ces vers et pour toujours

Tatoués dans votre âme qui s’émerveille

Ce bel après-midi, votre sourire

Est celui des enfants qui nous entourent

Et enfin, nous partons d’un bon rire

Comme plus rien ne pèse lourd

FIDÈLE À LA NUIT

Combien de nuits d’insomnie

Et chercher la bonne courbure de nuit

Essayez d’échapper aux tournures de l’ennui

Lui avaient raconté les femmes à demi

Les musiques accompagnent toujours le chemin nocturne

Jusqu’aux cendres dans les urnes

Et comme quelque chose qui brille dans sa turne

Loin des bureaux et des sombres pensées diurnes

Il n’a plus peur des sorcières

L’enfant et son mystère

Et tout ce dont on lui avait fait pleurs, même avant-hier

Ne s’est jamais passé encore même pas hier

Et la belle clarté de lune illumine sa vie

Ne commençant à danser qu à partir de minuit

La petite fidèle souvent de son avis

A toujours aimé et n’aimera que lui

T’ÉTAIS PAS LÀ, JÉSUS

On ne sait jamais pourquoi tu chantes dans la nuit

Quand les rêves s’enflamment peu à peu dans le bruit

Elle écrit

Alors, ils disent qu’elle crie et que les autres filles dansent

Soudain, la musique leur vrille le cerveau

Comme ils se lancent à l’assaut des bouches de métro

Les guitares électriques et la basse et le synthétiseur et le gaz batteur

Rentreront défoncés à presque pas d’heure

Envie de rock sidérurgique sur un vieux sampler

Dans de drôles d’extases qui explosent le cœur

Come back au 20e siècle et ses accords mineurs

Le vingt-et-unième c’est pas les années bonheur

C’est un type de l’extinction et les âmes en fusion

Brûlent les derniers hymnes des Kids en religion

T’es passé où, Jésus?

Dans tout ce raffut ?

Elle n’y a jamais vraiment cru

Dans cet autre temps, peut être aurait elle pu

Et puis, on enterre la fille

Dans la fosse commune de la ville

T’étais pas là, Jésus

Il y avait juste un vieux sampler..

NOS PAS DE DANSE

Elle dit que j’ai une démarche de danseur

Depuis l’adolescence elle connaît chacune de mes heures

Et malgré mon âge, je danse sur ma chaise

À écrire des poèmes qui, grâce à elle ne sont plus ascèse

Si tu savais comme à en perdre la tête, je danse

Et tout ce qui m’entêtait était si dense

Qu’enfin, je me sens bien et, que j’ai tout le temps

Que pour une fois, il était une fois, écrit à tous les temps

Je danse mon amour

Je danserai toujours

Que ce soit sur ma chaise

Ou bien sur une piste à l’aise

Mais surtout avec toi

Sous notre toit

À chaque instant et à chaque fois

Rien que nos pas

De danse..

LA TÊTE ENTRE LES MAINS

 J’ai la tête entre les mains 

Qu’est-ce qu’il a fait ce gamin

Il a fait cuire son œuf

Pour ceux qui volent un boeuf

Ils en profitent pour le moment

Il est devant les juges à cet instant

Pendant que ses drôles d’amis

Passent tranquillement leur samedi

Et lui est perdu dans son que dalle

Peut-être un jour crèvera la dalle

Son adolescence foutue

Au profit de ceux auxquels j’aimerais mettre au cul

Je sais qu’on est pas sérieux quand on a dix-sept ans

Mais on a pas besoin de si peu d’argent

T’es pas un voyou, gamin

Alors change de métier et chante-moi un refrain

N’HESITEZ PAS

N’hésitez pas, oh, surtout pas

Je vous regarde comme depuis

Je vous écoute à chaque pas

En cela rien d’interdit

Leurs gueules de métro

Leurs matins chagrin-boulot

Leurs pensées entassées

En tasses de café

Leurs gueules de bureau

Leurs costards d’oripeaux

Et puis tout leurs étés

Par le travail gâché

Ont-ils pensé, ont-ils rêvé

Pour la vie simplement bandé

Ont-ils à jamais aimé

Savent-ils toujours imaginer

VIEILLE VILLE (deuxième version)

On irait dans la vieille ville

Se rappeler notre avenir

Celle du début de notre idylle

Où le prof m’avait appris à écrire

On irait pas dans l’autre ville

Celle où je te regarde dormir

On serait déjà loin de leurs mots habiles

Comme je ne saurais te décrire..

Comme cette place pavée

Celle de plus tard dans la journée

Partout où mèneront nos pas

Des danses et entrelacs

Dans la rue enlacés

Bras dessus bon œil et bon pied

Bras dessous nos vêtements divers

Main dans la main et si nous allions vers

Comme cette lumière irisant tes yeux

Vert du printemps jusqu’à l’hiver en feu

Cet été de cabanes

Sans lunettes Paco Rabanne

Puisque sommes d’ailleurs

Ni même honnêtes travailleurs

Embrasse-moi encore

Et rejoue le premier accord..

J’AI DIT

J’ai dit à tout le monde 

Puisque je suis sans filtre

J’espère que votre monde

N’en fera pas de titre

Et boum on a gagné 

Et peut-être perdu 

Puisque nous sommes nés 

Only d’un trou d’écu 

Ici règne le fric 

Et sommes qu’apparences 

Et quand frappe la trique 

Somme d’indifférence 

Et tu n’es pas comme ça 

Toujours je t’aimera ..

AVEC POUR SEUL HABIT

Je suis en train d’écrire pour toi

Avec pour seul habit te porter

Encore une fois Madame osez -moi

Comme nous nous sommes toujours aimé-es

Il y a les Pink Floyd qui chantent à côté

De toi comme de moi

Et n’oublierons comme nous n’avons jamais oublié

Ce que tu veux fais de moi

Je vous aime Madame

Ne l’oublie jamais..

FEMME DE MON ÉTERNITÉ

Tu me pardonneras tout ces mots crus

Mais qui lut cru

Bien évidemment

Si un jour je mens

Pourras-tu..

Ma bouche abouchée

À ton éternité

Et nos corps qui se livrent

Comme pages d’un livre

Ce livre d’éternité

Qui n’écrit que d’aimer

Et puis tu couleras

En moi

Je serai aux émois

Madame osez moi

Puisque mes limites

Ne sont même plus ce que j’imite

Je suis nu devant vous

Ou suis peut-être toi

Puisque je vous l’avoue

Je n’ai jamais aimé que foi

En toi..

MADAME EST..

Tu m’as toujours donné raison

Nous n’avons jamais tort

Ciné quoi nom-s ?

Serions-nous forts ?

Envie

Besoin

En vie

Mais pas bœufs soins

Qu’est-ce que tu racontes, elle me dit, tout de suite, et elle rit et j’aime ça. Pourquoi bœufs, placé comme ça, parce que mal placé-e-s, puisque les Beurres Oeufs Fromage, on ne se dit pas bof, quoi.. on croit qu’on est pas des beaufs, et j’envie mon ex-beau-frère, d’être un couillon dans l’œuf.

Tu sais, j’aime écrire face à toi

J’ai besoin

Comme ce je ne sais quoi

De toi prendre soin

Et te faire rire

Et “y’a trop de et, tu me diras”

Mais j’en rajouterai

Pour notre avenir

Et tu sais

Et

Et

Et

Et

Et

Et

tu n’es pas un mets

Ni un mais..

Souvenons-nous du barbier

Il a ses villes

Il m’appelait Mon-Sieur-Oui-Mais

Sans cédille..

Je ne sais pas ce que viendrait foutre une cédille dans un mais

Mais ?

Et

Et

Et..

Tu n’es pas un mais

Mets-moi

Osez-moi

Madame et..

MADAME EST

LE SILENCE DE TA RÉPONSE

Je connais le silence de ta réponse
Nous nous aimons depuis le temps
Où nous ne faisions pas gaffe aux coups de semonce
Depuis que nous nous aimions déjà enfants

Et ce soir j’ai une petite larme de joie
Alors que je perds mes dents
Et tu me réponds garde foi en moi
Je n’en demandais pas tant

Mais la vie est ainsi faite
Et tous ces mots qui nous entêtent
Font de chaque jour une fête..

ÇA ME FAIT DU BIEN AU CŒUR

Ça me fait du bien au cœur
Ce que tu me dis et ce que tu fais
Tu fais du bon à chacune de nos heures
Bien que tu te mettes en retrait

Et
Tu ne penses jamais à toi
Et
J’ai aussi ton humanité comme seule foi

Malgré tout
Ils et elles
Nous feront des sales coups

Mais tu es si belle
Que je mourrais pour nous
Et que tu restes mon éternelle..

ELLE EST HEUREUSE POUR MOI

Elle me dit
J’aime ton lit
Et ta poésie
Et que je ne suis pas lie

Enfin
Tu vas bien dormir mon amour
T’auras plus mal aux reins
Toi qui veilles toujours

Toi
Qui
Ne t’es jamais endormi
Nous sommes deux fois

Comme on dit
Des années depuis
Madame-Monsieur-Monsieur-Madame
Tout simplement une âme..

Et,
Nous ne travestissons aucun vers
Et,
Toi, ma lumière

Je t’aime..

CE N’EST PAS QUE J’AI ENVIE

Ce n’est pas que j’ai envie
J’ai besoin de chanter pour toi
Et c’est parce que je suis en vie
Que ma poésie n’est que pour toi

Et quand je chante c’est un besoin de toi
Une envie n’est que fugace
Et quand j’écris je ne parle pas que de moi
Avant tout je parle de toi et que le ciel fasse..

Tu sais que je n’y crois pas au ciel
Parce qu’il me semble impossible qu’il y ait d’autres cieux que toi
Tu es mon essentielle..

L’ÉCUME À FLOTS

C’est le regard souriant
De cette nuit vraiment
Que courbe votre corps
A la lueur d’un égrégore
Main affleurant
En partie traversant
De cuir en végétal
Le champs instrumental
Je veux être l’instrument
De vos plaisirs
Être l’eau de votre peau
Être l’eau à votre peau
Boire autant vos mots que..
..De vers idéaux..
Corps de poésie-s
En décors d’Ambroisie
M’abreuver à votre amphore
Renforcer et rendre solides
Vos talons d’Achille
M’inspirer de votre flore
Balancer vos cédilles
M’effleurer de votre mousse
De m’asseoir
Je m’éclabousse
Vous écumer de ma bouche
Je vous sais fine mouche
Je ne compte pas
Je vous rêve sur mes bas
Des bas jusque dans vos hauts
De voltige jusqu’en écho
De vos trapèzes vertiginaux
A votre main un anneau
Jours heureux marqués
D’un sceau
Des châteaux de sable
Pour les marmots
Et l’océan en sac à dos..

MFL..

CONTE SUR LA MAUDITUDE DU POÈTE

Je suis béni des dieux
Sorti chercher du vin
Et un morceau de pain
Ils auraient pu être plus odieux

À l’aller
Je ferme ma porte
Ça conforte
Je prends les allées

Retourné
Et bien entendu
La clé ouvre comme prévu
Mais imaginez

Une fois à l’intérieur
Refermant à double tour
Elle me fit un drôle de tour
J’étais enfermé chez moi pour quelques heures

MORALE

J’ai de la chance
Je ne suis pas enfermé dehors
Il suffira d’un serrurier et d’une avance
Sur mes deux oreilles je dors..

JE CROIS AU CŒUR DE L’HUMANITÉ

Je me suis regardé dans le regard des autres, et j’ai failli m’oublier dans le jugement qu’ils portaient sur moi.

Je les ai souvent approuvé, autant dans le pour que dans le contre, et ce n’était pas faiblesse de ma part ; c’était surtout diplomatie et intelligence dans toute l’acceptation de ces termes et leurs acceptions.

Surtout l’amour de mon prochain même jusqu’à l’abnégation, voire une certaine forme de sacrifice et d’autres fois une vanité inhérente à la condition humaine.

Pour ce qui est de ce soir, je suis toujours un peu comme ça .

À toi l’ami, à toi celle ou, celui  que je  connais, ou pas encore, ou, que je ne connaîtrai jamais, de bien vouloir prendre en considération ma part d’humanité comme celle que je t’ai accordée, ou, celle que je t’accorderai, ainsi que celle que je t’offrirai de tout mon coeur, de toute mon âme, et en toute conscience.

Je crois au cœur de l’humanité..

COMME TU VOUDRAS..

Je dis des choses étranges
Peuvent-ils seulement comprendre
Comme je me fous de leur archange
Et j’aime tant de toi m’éprendre

Tu prendras ça
Comme tu voudras

J’écris parfois de belles choses
Des trucs par foi très terre-à-terre
Mais c’est pour la plus belle des roses
Que j’aligne mes vers

Tu prendras ça
Comme tu voudras

Il y a des épines sur le chemin
Mais te voir éclore chaque matin
C’est ici que je place mes plus beaux refrains

Je ne chante que pour toi
Et tout en moi est émoi
Chaque fois de toi

Tu prendras ça
Comme tu voudras..

MFL

FOI

Elle m’a appris ma douceur
Ma bienveillance
Ma gentillesse

Au fil des heures
Je ne suis plus cette prétendue différence
Et mon cœur est en liesse

Cette nuit est importante
Capitale comme elle l’a si bien dit il y a quelques jours
Et puisque le bonheur me tente
J’écris ces mots sous l’abat-jour

Je t’aime frère humain

Je t’aime sans confrérie
Sans religion
Sans culte des saints
Sans chichis
Sans abnégation

Je t’aime petite sœur de cœur et de sang
Je t’aime maman
J’aime ton courage et ta dignité toi mon père si précieux
Je t’aime frangin qui n’est pas aux cieux

À travers vous j’aime toute l’humanité
Et je sens les larmes monter
Des larmes qui ne sont plus colère
Des larmes qui ne sont plus barrière

Et vous savez que c’est bon
Que ça n’est pas l’une de ces mystiques révélations
Que ce n’est plus tourner en rond
Puisque ça vient de tout au fond

Alors
Ce n’est peut-être qu’un instant
Mais je le veux encore
Indéfiniment

C’est plus qu’une impression
Plus puissant qu’un sentiment
Plus pur que la meilleure intention

Ça m’a saisi
Comme ça
Et je veux rester ainsi
Avec toi

Celle qui m’a décelé
Celle qui m’a deviné
Celle qui croit en ce que je ne savais pas de moi
Celle en laquelle j’ai foi

MFL

LA FOLIE N’EXISTE PAS

Brusquement il ouvre la porte
Il lui dit maman la folie n’existe pas
Elle ne le croit pas
Il lui répète que c’est l’esprit que l’on déporte

C’est qui les plus fous ici-bas
Ils disent les rêveurs et les poètes
Malgré tout il s’entête
Et je sais qu’il y croit

Alors garde ton métro-boulot-dodo
Et le couteau
Planté dans le dos
De ton bureau

La vraie folie c’est toi
J’ai cru comprendre cet ado
Ce jeune homme qui en avait plein le dos
Et qui ressemblait à moi

MF

28.09.2020

DIVINE MUSE (feat Unknown)

Divine muse
Je suis à vos pieds
De moi ne prenez pas pitié
Aimez-moi si je vous méduse

Et si j’abuse
Souvenez-moi tout nos étés
Tout ce que pour vous j’ai poétisé
Et c’est de ça que l’on m’accuse

J’ai fait un pied de nez à la vie
Et vous m’y avez mené
J’aime tant votre contre-allée
Que j’en ai fait poésie

Au singulier
Vous parfumez mes envies
Je n’ai plus besoin de paradis
Vous m’abreuvez d’éternité

CUNNILINGUS

J’aimerais te rouler un cunnilingus
Je sais que je suis un drôle de Gus
Cette naissance de la langue
Et puis mon navire qui tangue

Le poète se doit à un doigt
Et tout ce que je te dois
N’est que plaisir
Pour oublier de souffrir

Ton corps
Est d’accord
Ton esprit
Aussi

Alors pourquoi nous priver
De ces subtilités
Que certains pourraient condamner
Et qui ne sont qu’aimer

J’ai roulé ma clope tranquille

J’ai roulé ma clope tranquille
Pris mon verre de vin aussi tranquille
Je n’étais plus chien dans un jeu de quilles
Je suis pour laquelle je brille

Elle me croit brillant
Intelligent
Et ma foi je me tends
Et j’aime tant

Je lui ai dit les mots
Pour elle suis soi-disant beau
J’aimerais le rester

Elle ne m’a pas pris de haut
Moi qui ne suis pas beau
Pour elle je le ferai

Je suis vrai
Enfin..

ÇA FAIT DU BIEN LE BONHEUR DES AUTRES

Ça fait du bien le bonheur des autres
Quand tu les fais rire
Ou sourire
Et être pour eux comme  fidèle apôtre

Essayer
De leur donner
Un peu de ton aujourd’hui
Leur dire que je t’aime au plus profond des nuits

Partager un bonheur
Ne serait-ce que quelques heures
Partager les mots de l’amitié
Puisque de l’amour sommes nés

Et vivre ici
En toute simplicité
Te dire à toi mon ami-e
Que j’ai toujours aimé..