POUR UN SEUL MOT

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ACCORDEZ-MOI HUMANITÉ

Si je suis transparent, accorde-le-moi, parfois ? Ça peut choquer, de tout côté, et ? j’aimerais tant cette transparence, sans juger ; nous ne sommes pas parfaits, et ? c’est une chance.

Je ne serais parfait que dans la mort ?

J’ai une singulière foi en toi, humanité…

Tu sais ?

Je ne suis d’aucune église, ni mouvement, je recherche tout simplement un asile qui ne serait pas exil.

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MORVE DE LA GLOTTE

Tombera,

Tombera pas ;

Du haut du cocotier,

De coqs en clochers.

Héler le cocher,

Je suis bon cheval,

Qu’y puis je de clocher

Au temps du carnaval ?

Batailles de clochers,

S’étirer à cachecache,

Une case à cocher,

Et que chacun se lâche :

Les cochers en bataille,

La taille des choqués,

Et que viennent ripailles,

Et rien de plus chiqué.

De la cloche du coche,

Et belles en cloques,

C’est quand sonne la cloche,

Que se grattent les glottes…

D.E.

Dernier Endormi ou ? Marc..

MIROIRS

Pourquoi ? en langue française (et je connais si peu les autres) on parle d’Homme avec un grand « H » pour définir l’humanité, donc ? femmes et hommes. Il y a eu et il y a encore des sociétés matriarcales, mais ? l’injustice est pareille que dans nos sociétés occidentales et patriarcales. Je ne veux même pas parler du neutre qu’on trouve en allemand (das) parce que les articles s’apprennent un par un en allemand et ne correspondent que peu à nos définitions. Maintenant ? y a juste à réfléchir, j’ai bien dit réfléchir (toute acception du terme) sur ce qui ne va pas dans les mots. Les mots ne suffisent pas à faire comprendre la nano-seconde où j’écris cette réponse, mon sentiment profond (déjà passé après cette parenthèse) Nous sommes si seul-e-s dans cette vie…

D.E.

Dernier Endormi ou ? Marc..

SEULE

Parfois elle voudrait s’entre aimer avec tous ces inconnus.

Ceux-là qui lui font des promesses qu’elle comprend illusoires.

Elle n’a pas tort de se méfier…

Pour quelle raison ne plus aimer ?

Parce que les mecs ça te le fait à l’envers

Et

Que dans sa vie tout va de travers.

La chair de sa chair, je veux dire ses enfants, ne sont plus là.

Elle reste seule et souvent elle gueule.

Seule.

Elle dit qu’elle aimerait être ailleurs,

Mais ?

C’est pas ailleurs qui compte !

C’est surtout ses enfants,

Une fois de temps en temps.

Alors les promesses des hommes ?

Ceux qui sont en érect’ ?

Allez !

Dégagez !

Direct !

Elle leur dit.

Elle connaît les manèges,

Bien qu’elle voudrait fondre comme neige.

Devant le miroir plus rien de lui…

Elle a bien changé depuis ?

D.E.

Dernier Endormi ou ? Marc..

PARDONNONS NOUS

J’ai toujours demandé à ce que l’on me pardonne des belles choses que je voulais faire. Des belles amitiés et de beaux amours. Je ne suis pas à ma place dans l’esprit des gens et ? c’est un peu dégueulasse quand tu es confiant. Mais ? Voilà ! on me trouve déplacé à ne pas se garer puisque mon cœur est tout en rondeur. Je taille les angles chaque jour, chaque nuit. J’ai peut-être été de trop, ou ? au mauvais moment ; cet instant subtil qui comme dans tes mots habiles s’appelle « manager » La réussite n’est pas ta vie bien rangée, et ? pourtant c’est toi qui m’as jugé parce que je suis malhabile. Et ? que je joue encore aux billes.

Les poètes sont des enfants infirmes…

D.E.

Dernier Endormi ou ? Marc..

C’EST TOUJOURS BEAU ENTRE NOUS MEME SI ON SE VEUT PLUS

Oui on dit quelque chose d’étonnant et d’extrêmement riche elle me dit que nous sommes à la croisée des chemins à nouveau elle me répète qu’il faut avancer ne pas reculer aussi aller vers toi en toute humilité nous habitons un carrefour super publicitaire chez nous non ça n’attire pas ça fait jaser ça fait dire que désolé là-dessus j’ai pas une grosse queue tu sais celle s dont se servent tous les hommes tu sais celle où j’ai toujours respecté oui on dit quelque chose d’étonnant aujourd’hui et ça détonne dans ma cervelle que tu dis de fou elle me dit mais non arrête de dire ça moi je lui dis non je continuerai de dire ça quoi qu’il m’en coûte elle me dit ne recherche pas la folie Compact-disc écouter de la musique elle me dit mais j’en étais en jouet de cette musique j’ai essayé d’en jouer avec mes cordes de guitareD.E.

Dernier endormi ou ? Marc..

LA BEAUTE

La beauté est une femme fatale aussi essayer de nos pauvres armes de l’apprivoiser par un vers ou un espoir quelque chose auquel tu penses tous les soirs et que tu as devoir de rendre cette beauté du monde même la plus minuscule Je t’aime est une phrase trop compliquée

D.E.

Dernier Endormi ou ? Marc..

CE GRAND VIDE QUE TU PRESSENS

Malgré soi comment avoir crédit de guérir chaque seconde même la plus douloureuse quand l’esprit du vin travaille ponctué verre après verre contrairement à ce texte les bouteilles sont vides je me rattrape sur le café et ça n’est pas judicieux à cette heure de la nuit il faudrait dormir mais tu connais mon pseudo et l’avatar de mon esprit qui forme un tout réforme lettres images musiques il ne pleut plus de bruit on éjacule dans l’intimité d’un murmure ou bien l’on veille la tête contre les murs et toi tu accepterais ça et tu ne diras rien je te demande de te taire ferme-la pour une fois et pour celles qui suivront autrement que thé vert ou café noir coulera mon stylo nuit sans dormir assouvie le théâtre de ton vit en dessous tu vises les dessous pour simplement deux sous en dessous de tout en dessous de la rumeur quitte à payer quatre sous pour ta gloriole de province faire ton petit effet chez des blondasses tu es marié je crois mais tu t’ennuies souviens-toi tes cotes sommes toutes trébuchantes elles ne t’aiment que pour ça c’est quoi la réussite dans ces cas-là et tu auras beau crier vilipender radoter ragots répéter le salut ne te comblera pas que tu crois ou non je suis tranquille avec moi au moins pour cette nuit où je t’ai entendu passer comme ça l’air de rien juste un cri dans la nuit dans ta nuit raillée mon écriture sans jamais me lire sans jamais entendre ma voix tu auras bouclier de ta réussite de ton argent pour moi une tasse de café ça y est il coule entre les amygdales passe la trachée artère et brûler l’estomac jeux de quel signe sont les mots quand tu prends les ordres aux horoscopes du matin chaque seconde des millions chaque année les bêtises assermentées des vœux les veaux sont bien gardés et je bois mon café je ne peux pas te donner d’heures j’ai perdu ma montre et tu auras beau crier vilipender radoter ragots répéter juste en dessous de ton dessous puisqu’on te tire vers le bas comme tu tires ta femme là où le bât blesse le cœur n’y est plus il reste le fric et c’est pour ça qu’elle reste vous façades en éboulis même plus à ravaler tellement vous connaissez tu prends une passe chez la voisine ou un t****** bois de Boulogne te vend petite besogne c’est presque heureux que tu sois là il survit de ton étalage aux amis tu ne diras rien du plaisir tu n’auras qu’un succédané consommer viagra restes des petits plats de Bobonne tu l’appelles carrément Bobonne maintenant vous êtes un vieux couple un peu désabusé complètement abusé il n’y a plus de cœur il n’y a plus rien à donner faut juste prendre en continuant de mentir c’était quand la dernière fois que tu arrivais le cœur emballé emballer ces baisers dont tu conserves l’aluminium ou bien le film plastique au rayon congelés votre promenade supermarché du weekend surface plus grande combien elle mesure monter sur la balance voir que tu as grossi et que Bobonne aussi alors tu mates les seins de la caissière c’est pas pour rien les décolletés mais c’est pas toi qu’elle va se coltiner c’est pas avec toi qu’elle va coller c’est mort pour toi les chevauchées débridées tu ne fais plus que klaxonner dans les bouchons pressé d’aller travailler ton jus de citron et puis parfois tu cries juste en dessous pour faire chier parce que tu n’as rien d’autre à foutre que tu n’es pas heureux que tu attends de devenir vieux mais c’est pas une raison pour éviter le mieux je veux dire le meilleur et je peux toujours pas te donner l’heure parce qu’en retard ou en avance ça ne changera rien tu sais où elle finit cette comédie tu le devines l’oubli ça te fait peur mais il sera à l’heure et je ne peux toujours pas te donner ce temps puisque ma montre je l’ai jetée au moment où la Terre a pété à l’instant où il n’y a plus de gueule d’atmosphère ce grand vide que tu pressens

 

Texte protégé et édité par Dernier Endormi ou ? Marc.. dans le cadre de l’atelier d’écriture de François Bon (Tiers Livre Editeur) merci de contacter Dernier Endormi pour toute autre utilisation

C’EST MOZART QU’ON RESSUSCITE

Viens d’apprendre qu’on finit bien sûr. Tu me passes le briquet si tu l’as, merci ! C’est un peu mouillé encore ; chat mouillé craint les hot-dogs. Ne t’inquiète pas il ne répond qu’à ma voix j’ai trouvé le motif qui sent bon, je sollicite.

Je lui demande pourquoi tu dois être trempée… c’est drôle ce rêve, mais je ne m’en rappelle pas. Pour te dire la vérité, il répond à toutes les voies, il répond à chaque fois : tu me couches. Tout à l’heure je me suis endormi direct.

Comment écrire sans rien foutre. Comment le foutre sans écriture ? je retourne dans la chambre, le salon est glacial…

Les oreilles en stéréo alambiquée : qu’est-ce que tu écoutes ? De la merde en boîte pour le chat. Même texture / même goût pour les humains, c’est juste le paquet qui change.

Je ne me souviens plus si on a dîné ce soir, et ? si oui c’était quoi ? conditionnement. On dit, comme ça ; c’est étrange, c’est bizarre même si on ne s’inquiète plus de rien, et ? qui vivra verra, et ? verra qui vivra… Encore une fois c’est quoi entre les oreilles de la boîte à chat ?

Ça ne te regarde pas ! c’est Mozart qu’on ressuscite.

Pour te dire la vérité : attends… je crache mes clopes.

D.E.

Dernier endormi ou ? Marc..