SAFAH

C’est pas sympa

Pour Safah

La vraie couleur

D’ici-d’ailleurs..

Et pourquoi pas

Serait cela

Et puis que ça

On le dit pas

C’est vraiment pas

Pour eux les pas

Sympas

De Safah

Alors on dit quoi

On raconte ça

Tu restes coi

Et pourquoi ça

Elle dit Safah

Je suis de là

Et part-delà

Je suis votre cela..

Je suis de vous

Un peu comme vous

Nous sommes d’ici

Et si..

Dit

Safah

MELOMANES

Et

Cette chanson quand nous avons fait

Ce qui dure éternité

New York

Si nous mélomanes en patchwork

Et

Continuons à jamais

Tout d’écouter

Le bleu du ciel

Et

Les teints gris foncés

Comme paradisiers ou hirondelles

Cet azur de musiques sur lesquelles..

Si tu me fais danser

Autant de bonheur

Que de douleurs

L’hiver comme l’été

C’est toujours la vie

Ainsi..

Et

Elle est

De notre côté

C’EST PAS MA FAUTE A MOI

Ceux de l’ère où ça fait bien faire bien
Moines crasseux de cantiques sur twitter
Veulent la poétique en gueule de chien
S’aboyant des faïences en rimes serial killer
Comme ça frime à qui mieux mieux
J’ai déserté les réseaux excepté celui-ci
Puisque m’emmerdent les cultureux
Et autres sonneurs d’ainsi-on-dit
Ceux qui manquent d’air aussi se font du bien
Entre petites sectes et auto-religion
Scrollant affreusement bien leur faire valoir pour rien
Comme priapisme et persistante masturbation
Ceux qui collés à leur écran
Les consentants du pas de l’oie
Gavés d’écritoires édifiants
C’est pas ma faute à moi

LE SIÈCLE SUBLIME

Les merveilleuses symphonies de la machine

Crève ! charogne-humanité !

Chaque éternité reliée au disque dur du siècle sublime

Esprits et corps ré-engeenirés

Et les musiques apocalyptiques sur lesquelles ils dansaient

Tu te souviens ?

Leur société des loisirs qui peu à peu les confinait

Tout cela est maintenant bien loin

Crève ! charogne-humanité

A petit feu de tes propres bûchers

Dans le silence du silicium continue de chanter

Crève ! charogne-humanité

Mange les livres de ton immortalité

Et continue de croire danser..

Clope, Club, Cage

Clope et cage

J’ai l’oiseau coincé en retour

Revenu comme un enfant sage

Café au bistrot des détours

Et qu’est-ce qu’il chante si ce n’est que l’amour?

Il sait que ça vaut mieux que la rage

Et pourquoi ne dirait-on pas toujours?

Puisqu’il est nu sans ambage

Club, passage

Un bar discret ou l’on va se faire foutre

Toi aussi, tu portes une cage

Une en métal ou une pleine comme une outre

T’es bien au chaud en dedans?

C’est ce qu’elle lui a demandé en rentrant..

Plus rien ne pèse lourd

J’aime coiffer vos longs cheveux

Si fins entre mes doigts

J’aime faire briller vos yeux

Sans jamais me demander pourquoi

Et aujourd’hui, vous êtes heureuse

Votre sourire illumine le bleu du ciel

Comme vos lèvres se font langoureuses

Poète, vous êtes pour moi parfum de miel

Vous me dites, c’est très beau mon amour

Et mon cœur bat plus de mille  soleils

J’espère ces vers et pour toujours

Tatoués dans votre âme qui s’émerveille

Ce bel après-midi, votre sourire

Est celui des enfants qui nous entourent

Et enfin, nous partons d’un bon rire

Comme plus rien ne pèse lourd

FIDÈLE À LA NUIT

Combien de nuits d’insomnie

Et chercher la bonne courbure de nuit

Essayez d’échapper aux tournures de l’ennui

Lui avaient raconté les femmes à demi

Les musiques accompagnent toujours le chemin nocturne

Jusqu’aux cendres dans les urnes

Et comme quelque chose qui brille dans sa turne

Loin des bureaux et des sombres pensées diurnes

Il n’a plus peur des sorcières

L’enfant et son mystère

Et tout ce dont on lui avait fait pleurs, même avant-hier

Ne s’est jamais passé encore même pas hier

Et la belle clarté de lune illumine sa vie

Ne commençant à danser qu à partir de minuit

La petite fidèle souvent de son avis

A toujours aimé et n’aimera que lui

T’ÉTAIS PAS LÀ, JÉSUS

On ne sait jamais pourquoi tu chantes dans la nuit

Quand les rêves s’enflamment peu à peu dans le bruit

Elle écrit

Alors, ils disent qu’elle crie et que les autres filles dansent

Soudain, la musique leur vrille le cerveau

Comme ils se lancent à l’assaut des bouches de métro

Les guitares électriques et la basse et le synthétiseur et le gaz batteur

Rentreront défoncés à presque pas d’heure

Envie de rock sidérurgique sur un vieux sampler

Dans de drôles d’extases qui explosent le cœur

Come back au 20e siècle et ses accords mineurs

Le vingt-et-unième c’est pas les années bonheur

C’est un type de l’extinction et les âmes en fusion

Brûlent les derniers hymnes des Kids en religion

T’es passé où, Jésus?

Dans tout ce raffut ?

Elle n’y a jamais vraiment cru

Dans cet autre temps, peut être aurait elle pu

Et puis, on enterre la fille

Dans la fosse commune de la ville

T’étais pas là, Jésus

Il y avait juste un vieux sampler..

NOS PAS DE DANSE

Elle dit que j’ai une démarche de danseur

Depuis l’adolescence elle connaît chacune de mes heures

Et malgré mon âge, je danse sur ma chaise

À écrire des poèmes qui, grâce à elle ne sont plus ascèse

Si tu savais comme à en perdre la tête, je danse

Et tout ce qui m’entêtait était si dense

Qu’enfin, je me sens bien et, que j’ai tout le temps

Que pour une fois, il était une fois, écrit à tous les temps

Je danse mon amour

Je danserai toujours

Que ce soit sur ma chaise

Ou bien sur une piste à l’aise

Mais surtout avec toi

Sous notre toit

À chaque instant et à chaque fois

Rien que nos pas

De danse..

LA TÊTE ENTRE LES MAINS

 J’ai la tête entre les mains 

Qu’est-ce qu’il a fait ce gamin

Il a fait cuire son œuf

Pour ceux qui volent un boeuf

Ils en profitent pour le moment

Il est devant les juges à cet instant

Pendant que ses drôles d’amis

Passent tranquillement leur samedi

Et lui est perdu dans son que dalle

Peut-être un jour crèvera la dalle

Son adolescence foutue

Au profit de ceux auxquels j’aimerais mettre au cul

Je sais qu’on est pas sérieux quand on a dix-sept ans

Mais on a pas besoin de si peu d’argent

T’es pas un voyou, gamin

Alors change de métier et chante-moi un refrain

N’HESITEZ PAS

N’hésitez pas, oh, surtout pas

Je vous regarde comme depuis

Je vous écoute à chaque pas

En cela rien d’interdit

Leurs gueules de métro

Leurs matins chagrin-boulot

Leurs pensées entassées

En tasses de café

Leurs gueules de bureau

Leurs costards d’oripeaux

Et puis tout leurs étés

Par le travail gâché

Ont-ils pensé, ont-ils rêvé

Pour la vie simplement bandé

Ont-ils à jamais aimé

Savent-ils toujours imaginer

VIEILLE VILLE (deuxième version)

On irait dans la vieille ville

Se rappeler notre avenir

Celle du début de notre idylle

Où le prof m’avait appris à écrire

On irait pas dans l’autre ville

Celle où je te regarde dormir

On serait déjà loin de leurs mots habiles

Comme je ne saurais te décrire..

Comme cette place pavée

Celle de plus tard dans la journée

Partout où mèneront nos pas

Des danses et entrelacs

Dans la rue enlacés

Bras dessus bon œil et bon pied

Bras dessous nos vêtements divers

Main dans la main et si nous allions vers

Comme cette lumière irisant tes yeux

Vert du printemps jusqu’à l’hiver en feu

Cet été de cabanes

Sans lunettes Paco Rabanne

Puisque sommes d’ailleurs

Ni même honnêtes travailleurs

Embrasse-moi encore

Et rejoue le premier accord..

J’AI DIT

J’ai dit à tout le monde 

Puisque je suis sans filtre

J’espère que votre monde

N’en fera pas de titre

Et boum on a gagné 

Et peut-être perdu 

Puisque nous sommes nés 

Only d’un trou d’écu 

Ici règne le fric 

Et sommes qu’apparences 

Et quand frappe la trique 

Somme d’indifférence 

Et tu n’es pas comme ça 

Toujours je t’aimera ..

AVEC POUR SEUL HABIT

Je suis en train d’écrire pour toi

Avec pour seul habit te porter

Encore une fois Madame osez -moi

Comme nous nous sommes toujours aimé-es

Il y a les Pink Floyd qui chantent à côté

De toi comme de moi

Et n’oublierons comme nous n’avons jamais oublié

Ce que tu veux fais de moi

Je vous aime Madame

Ne l’oublie jamais..

FEMME DE MON ÉTERNITÉ

Tu me pardonneras tout ces mots crus

Mais qui lut cru

Bien évidemment

Si un jour je mens

Pourras-tu..

Ma bouche abouchée

À ton éternité

Et nos corps qui se livrent

Comme pages d’un livre

Ce livre d’éternité

Qui n’écrit que d’aimer

Et puis tu couleras

En moi

Je serai aux émois

Madame osez moi

Puisque mes limites

Ne sont même plus ce que j’imite

Je suis nu devant vous

Ou suis peut-être toi

Puisque je vous l’avoue

Je n’ai jamais aimé que foi

En toi..

MADAME EST..

Tu m’as toujours donné raison

Nous n’avons jamais tort

Ciné quoi nom-s ?

Serions-nous forts ?

Envie

Besoin

En vie

Mais pas bœufs soins

Qu’est-ce que tu racontes, elle me dit, tout de suite, et elle rit et j’aime ça. Pourquoi bœufs, placé comme ça, parce que mal placé-e-s, puisque les Beurres Oeufs Fromage, on ne se dit pas bof, quoi.. on croit qu’on est pas des beaufs, et j’envie mon ex-beau-frère, d’être un couillon dans l’œuf.

Tu sais, j’aime écrire face à toi

J’ai besoin

Comme ce je ne sais quoi

De toi prendre soin

Et te faire rire

Et “y’a trop de et, tu me diras”

Mais j’en rajouterai

Pour notre avenir

Et tu sais

Et

Et

Et

Et

Et

Et

tu n’es pas un mets

Ni un mais..

Souvenons-nous du barbier

Il a ses villes

Il m’appelait Mon-Sieur-Oui-Mais

Sans cédille..

Je ne sais pas ce que viendrait foutre une cédille dans un mais

Mais ?

Et

Et

Et..

Tu n’es pas un mais

Mets-moi

Osez-moi

Madame et..

MADAME EST

LE SILENCE DE TA RÉPONSE

Je connais le silence de ta réponse
Nous nous aimons depuis le temps
Où nous ne faisions pas gaffe aux coups de semonce
Depuis que nous nous aimions déjà enfants

Et ce soir j’ai une petite larme de joie
Alors que je perds mes dents
Et tu me réponds garde foi en moi
Je n’en demandais pas tant

Mais la vie est ainsi faite
Et tous ces mots qui nous entêtent
Font de chaque jour une fête..

ÇA ME FAIT DU BIEN AU CŒUR

Ça me fait du bien au cœur
Ce que tu me dis et ce que tu fais
Tu fais du bon à chacune de nos heures
Bien que tu te mettes en retrait

Et
Tu ne penses jamais à toi
Et
J’ai aussi ton humanité comme seule foi

Malgré tout
Ils et elles
Nous feront des sales coups

Mais tu es si belle
Que je mourrais pour nous
Et que tu restes mon éternelle..

ELLE EST HEUREUSE POUR MOI

Elle me dit
J’aime ton lit
Et ta poésie
Et que je ne suis pas lie

Enfin
Tu vas bien dormir mon amour
T’auras plus mal aux reins
Toi qui veilles toujours

Toi
Qui
Ne t’es jamais endormi
Nous sommes deux fois

Comme on dit
Des années depuis
Madame-Monsieur-Monsieur-Madame
Tout simplement une âme..

Et,
Nous ne travestissons aucun vers
Et,
Toi, ma lumière

Je t’aime..

CE N’EST PAS QUE J’AI ENVIE

Ce n’est pas que j’ai envie
J’ai besoin de chanter pour toi
Et c’est parce que je suis en vie
Que ma poésie n’est que pour toi

Et quand je chante c’est un besoin de toi
Une envie n’est que fugace
Et quand j’écris je ne parle pas que de moi
Avant tout je parle de toi et que le ciel fasse..

Tu sais que je n’y crois pas au ciel
Parce qu’il me semble impossible qu’il y ait d’autres cieux que toi
Tu es mon essentielle..

L’ÉCUME À FLOTS

C’est le regard souriant
De cette nuit vraiment
Que courbe votre corps
A la lueur d’un égrégore
Main affleurant
En partie traversant
De cuir en végétal
Le champs instrumental
Je veux être l’instrument
De vos plaisirs
Être l’eau de votre peau
Être l’eau à votre peau
Boire autant vos mots que..
..De vers idéaux..
Corps de poésie-s
En décors d’Ambroisie
M’abreuver à votre amphore
Renforcer et rendre solides
Vos talons d’Achille
M’inspirer de votre flore
Balancer vos cédilles
M’effleurer de votre mousse
De m’asseoir
Je m’éclabousse
Vous écumer de ma bouche
Je vous sais fine mouche
Je ne compte pas
Je vous rêve sur mes bas
Des bas jusque dans vos hauts
De voltige jusqu’en écho
De vos trapèzes vertiginaux
A votre main un anneau
Jours heureux marqués
D’un sceau
Des châteaux de sable
Pour les marmots
Et l’océan en sac à dos..

MFL..

CONTE SUR LA MAUDITUDE DU POÈTE

Je suis béni des dieux
Sorti chercher du vin
Et un morceau de pain
Ils auraient pu être plus odieux

À l’aller
Je ferme ma porte
Ça conforte
Je prends les allées

Retourné
Et bien entendu
La clé ouvre comme prévu
Mais imaginez

Une fois à l’intérieur
Refermant à double tour
Elle me fit un drôle de tour
J’étais enfermé chez moi pour quelques heures

MORALE

J’ai de la chance
Je ne suis pas enfermé dehors
Il suffira d’un serrurier et d’une avance
Sur mes deux oreilles je dors..

JE CROIS AU CŒUR DE L’HUMANITÉ

Je me suis regardé dans le regard des autres, et j’ai failli m’oublier dans le jugement qu’ils portaient sur moi.

Je les ai souvent approuvé, autant dans le pour que dans le contre, et ce n’était pas faiblesse de ma part ; c’était surtout diplomatie et intelligence dans toute l’acceptation de ces termes et leurs acceptions.

Surtout l’amour de mon prochain même jusqu’à l’abnégation, voire une certaine forme de sacrifice et d’autres fois une vanité inhérente à la condition humaine.

Pour ce qui est de ce soir, je suis toujours un peu comme ça .

À toi l’ami, à toi celle ou, celui  que je  connais, ou pas encore, ou, que je ne connaîtrai jamais, de bien vouloir prendre en considération ma part d’humanité comme celle que je t’ai accordée, ou, celle que je t’accorderai, ainsi que celle que je t’offrirai de tout mon coeur, de toute mon âme, et en toute conscience.

Je crois au cœur de l’humanité..

COMME TU VOUDRAS..

Je dis des choses étranges
Peuvent-ils seulement comprendre
Comme je me fous de leur archange
Et j’aime tant de toi m’éprendre

Tu prendras ça
Comme tu voudras

J’écris parfois de belles choses
Des trucs par foi très terre-à-terre
Mais c’est pour la plus belle des roses
Que j’aligne mes vers

Tu prendras ça
Comme tu voudras

Il y a des épines sur le chemin
Mais te voir éclore chaque matin
C’est ici que je place mes plus beaux refrains

Je ne chante que pour toi
Et tout en moi est émoi
Chaque fois de toi

Tu prendras ça
Comme tu voudras..

MFL

FOI

Elle m’a appris ma douceur
Ma bienveillance
Ma gentillesse

Au fil des heures
Je ne suis plus cette prétendue différence
Et mon cœur est en liesse

Cette nuit est importante
Capitale comme elle l’a si bien dit il y a quelques jours
Et puisque le bonheur me tente
J’écris ces mots sous l’abat-jour

Je t’aime frère humain

Je t’aime sans confrérie
Sans religion
Sans culte des saints
Sans chichis
Sans abnégation

Je t’aime petite sœur de cœur et de sang
Je t’aime maman
J’aime ton courage et ta dignité toi mon père si précieux
Je t’aime frangin qui n’est pas aux cieux

À travers vous j’aime toute l’humanité
Et je sens les larmes monter
Des larmes qui ne sont plus colère
Des larmes qui ne sont plus barrière

Et vous savez que c’est bon
Que ça n’est pas l’une de ces mystiques révélations
Que ce n’est plus tourner en rond
Puisque ça vient de tout au fond

Alors
Ce n’est peut-être qu’un instant
Mais je le veux encore
Indéfiniment

C’est plus qu’une impression
Plus puissant qu’un sentiment
Plus pur que la meilleure intention

Ça m’a saisi
Comme ça
Et je veux rester ainsi
Avec toi

Celle qui m’a décelé
Celle qui m’a deviné
Celle qui croit en ce que je ne savais pas de moi
Celle en laquelle j’ai foi

MFL

LA FOLIE N’EXISTE PAS

Brusquement il ouvre la porte
Il lui dit maman la folie n’existe pas
Elle ne le croit pas
Il lui répète que c’est l’esprit que l’on déporte

C’est qui les plus fous ici-bas
Ils disent les rêveurs et les poètes
Malgré tout il s’entête
Et je sais qu’il y croit

Alors garde ton métro-boulot-dodo
Et le couteau
Planté dans le dos
De ton bureau

La vraie folie c’est toi
J’ai cru comprendre cet ado
Ce jeune homme qui en avait plein le dos
Et qui ressemblait à moi

MF

28.09.2020

DIVINE MUSE (feat Unknown)

Divine muse
Je suis à vos pieds
De moi ne prenez pas pitié
Aimez-moi si je vous méduse

Et si j’abuse
Souvenez-moi tout nos étés
Tout ce que pour vous j’ai poétisé
Et c’est de ça que l’on m’accuse

J’ai fait un pied de nez à la vie
Et vous m’y avez mené
J’aime tant votre contre-allée
Que j’en ai fait poésie

Au singulier
Vous parfumez mes envies
Je n’ai plus besoin de paradis
Vous m’abreuvez d’éternité

CUNNILINGUS

J’aimerais te rouler un cunnilingus
Je sais que je suis un drôle de Gus
Cette naissance de la langue
Et puis mon navire qui tangue

Le poète se doit à un doigt
Et tout ce que je te dois
N’est que plaisir
Pour oublier de souffrir

Ton corps
Est d’accord
Ton esprit
Aussi

Alors pourquoi nous priver
De ces subtilités
Que certains pourraient condamner
Et qui ne sont qu’aimer

J’ai roulé ma clope tranquille

J’ai roulé ma clope tranquille
Pris mon verre de vin aussi tranquille
Je n’étais plus chien dans un jeu de quilles
Je suis pour laquelle je brille

Elle me croit brillant
Intelligent
Et ma foi je me tends
Et j’aime tant

Je lui ai dit les mots
Pour elle suis soi-disant beau
J’aimerais le rester

Elle ne m’a pas pris de haut
Moi qui ne suis pas beau
Pour elle je le ferai

Je suis vrai
Enfin..

ÇA FAIT DU BIEN LE BONHEUR DES AUTRES

Ça fait du bien le bonheur des autres
Quand tu les fais rire
Ou sourire
Et être pour eux comme  fidèle apôtre

Essayer
De leur donner
Un peu de ton aujourd’hui
Leur dire que je t’aime au plus profond des nuits

Partager un bonheur
Ne serait-ce que quelques heures
Partager les mots de l’amitié
Puisque de l’amour sommes nés

Et vivre ici
En toute simplicité
Te dire à toi mon ami-e
Que j’ai toujours aimé..

SI UN JOUR..

Je t’aime complètement à toi

Jamais de ma vie ne me suis livré comme ça

J’ai ton œil qui me regarde tout au fond de moi

Je ne veux rien te cacher

Je ne veux plus me planquer

Me planquer derrière des mots

À quoi ça servirait si je n’étais pas sincère

Je crois que j’aurais très mal au cœur

Je crois que je mourrais dans l’heure

Si un jour, je ne m’étais pas dit..

ICI BAS

Mes poèmes sont ridicules face à tout ce que j’éprouve pour toi.

Serais-je le plus précis dans mes poèmes, ils ne représenteront jamais tout ce que j’éprouve pour toi et, tout ce que j’espère avec toi.

Je n’ai jamais vécu la vie ici-bas, j’ai essayé d’être à la hauteur de la vie tout simplement et, nous en avons la même mesure de façon intime,

Depuis..

Je n’appartiens qu’à elle

Elle n’aime pas les stéréotypes de la beauté parfaite.

Chez les hommes, elle apprécie ce qu’elle appelle les gueules.

Elle se fout des conventions bien qu’ayant une excellente éducation.

Son esprit est affûté et ne supporte pas la médiocrité.

J’ai beaucoup aimé quand elle m’a embrassé.

Avec elle j’ai moins peur de tout.

Elle me prend dans ses bras comme un petit enfant.

Elle me couvre de baisers, et je l’embrasse de la tête aux pieds.

Je suis attentif au moindre de ses désirs et je n’appartiens qu’à elle.

ARABESQUES

Ce que je voulais te dire

Lorsque je suis descendue sur ton corps

Me suis arrêtée sur ton prestant

J’y ai vu

Comment ça s’appelle

Bien évidemment

Prestance que tu as

Tout le solennel

Y’a un côté

Dans ta main droite

Débrouille-toi

Majestueux

Penser au côté

Je sais plus

Comment on appelle

Le côté

Comment on les appelle

Attends

Je regarde

Arabesques..

MARC (ce qu’elle dit sur moi puisque je n’ai jamais été soldat.. du moins..)

MARC

Digne

En fait

Je vois quelqu’un

Pour la première fois

Abstraction de tout ce que je peux connaître de toi

Alors attends

J’ai tellement chaud

Dans ma robe

Première image

J’ai vu un soldat

Tu sais

Tes photos noir et blanc

Clichés

En permission

Honneur

Dans la salle de bain

Impression recevant

Humble

Encore digne

Revenant de guerre

Tu as affronté

Sorti vivant

Grand

Grandi

Ouais enfin

Fierté

Toute

Humilité

Attends..

Un poème d’amour en écoutant Aznavour

Mademoiselle je savoure vos mots dans ma bouche

Ma main est ardente pour tout ce qui vous touche

Et mon stylo peint notre si bel amour comme un tableau en touche à touche

Et ces mots que je répète comme de bouche à bouche

Puisque mon cœur vous avez entendu

C’est désormais à moi de vous prêter attention et de vous écouter

Entre les lignes vous m’avez toujours cru

Et je ne cesserai de vous aimer

LUI (c’est un poète)

Lui ? il n’a rien à dire puisque c’est un poète.
Qu’il prenne une serpette ! dont on paiera sa tête..
Il faut le mettre au somme des bêtes ;
Qu’il oublie ces mots pour lesquels il s’entête.

Postillonnons sur lui de langues analphabètes,
Aujourd’hui et demain on lui fera sa fête,
Puisque, ne dira rien c’est une femmelette,
Qui nous parle d’amour et pensées désuètes.

Il ne vaut pas un grain de blé,
Celui qui gonfle au soleil d’été./.

SANS PAPIERS

SANS PAPIERS

Tous les chemins

Sans papier, pour même

Écrire une lettre en langue étrangère.

Les voyageurs et,

La trace de terre

Depuis que je suis nomade.

Apprendre à délier les langues, on doit

Bien se connaître de quelque part,

Demander des nouvelles du pays, un soir

Qui lui ressemble..

Ce doit être ce bouquet de fleurs

Ou la lumière, c’est drôle

J’ai habité ici..

SYMPHONIE

Quand on entendra le dernier accord,

Seconde ultime de l’arrière-saison,

Ce sera une fulgurante fontaine

D’où jailliront des corps comme des arc-en-cieux.

Quand ils auront effleuré toutes les douceurs,

Fleuris d’indéfinissables douleurs ;

Effeuillée leur vie, peut-être,

Aux quatre coins de la planète.

Terrains minés à la morale des dieux,

Vague des idoles, des marchands de rêve.

Le Petit Charmant de Vers,

Grouillant de vermines atomiques,

Marcheur de serpent et sauteur à la corde.

Homme à la vie binaire,

Humains aux yeux ternaires,

Transposent leurs désirs télévisés,

Pour essayer.

Obscur univers d’où un soleil implose,

La modulation de fréquence ne répond plus,

Les murs saignent leurs blafardes ecchymoses et,

S’écroulent, anges déchus.

Qui sont ces dieux qui nous rongent les sens ?

Chaque nerf marqué au fer de l’intelligence,

Rouge !

Écarlate !

Parfois fluide ou bien de glace.

Résonnez humaines percussions,

Peaux sèches et tendues d’infinies variations.

Sonnez !

Célestes Trompettes,

Mais,

Pitié,

Penchez vos pavillons aux salives abjectes

Et de ce monde imaginez…

Quand on entendra le dernier accord,

Instant sublime de la levée des corps,

J’aimerais vous dire :

Encore…

PLUSIEURS ENVIES DE TOI

Partir avec toi
Même nulle-part
C’est toujours un peu chez moi
Où je vais au hasard

Partir avec toi
Aller de port en port
Ce sera aussi chez toi
Enfin, si tu étais d’accord

Je n’ai jamais pris de transatlantiques
Ni même le Trans-Europ-Express
Prenons nos clacs et nos clics
Allez ! Allez ! Le temps presse

Chère Muse et maîtresse
Je t’écris dessous mon toit
Ces mots de quelque maladresse
J’ai plusieurs envies de toi..

Marc..
18 Mai 2020

PUISQUE TU NE SAIS PAS LIRE (C’est quoi l’indifférence pour toi ?)

C’est quoi ce silence autour de moi

Je ne parle pas de la rue et de son tintamarre

C’est comme une omerta

Ou bien quelque chose qui me ferait bizarre

C’est quoi cette ostracisation

Que beaucoup portent à ma différence

Et c’est qui on

C’est toi l’indifférence

C’est toi aussi qui loue tout ce qui brille

Et, qui va à la marge pour rester tranquille

Comme faire ta bonne action

Et rejoindre les cons

Tu es de toutes les causes à la mode d’Internet

Ca te permet de bien dormir

Et, comme je me prétends poète

Tu te ris de mes mots puisque tu ne sais pas lire..

Marc..

18 mai 2020

Journée

JOURNÉE

La clef de voûte et les murs effondrés laissent l’édifice à ciel ouvert. Des portes sans serrures, qui s’ouvrent et se referment, claquent à la taille des pierres et grincent des dents sur leurs gonds.

De l’ancien salon où l’on veillait, la cheminée, des chaises fracassées et porcelaine brisée. Quelques goulots de bouteilles, souvenirs et défuntes fêtes, un vieux couteau rouillé qui a oublié les chaudes saveurs du pain tout juste sorti du four.

Au loin, le vent fait chanter la cloche du village abandonné, lui aussi. Le sacristain ne tire plus la corde au cou de ses brebis. On vient là, pique-niquer en famille du dimanche et l’on raconte aux enfants qu’il y a un trésor dans l’une ou l’autre de ces maisons.

Alors, ils cherchent et reviennent pour goûter, les mains pleines de vieilles bibles rongées de poussière, une pièce de cuivre ou un calendrier.

Les vieux se souviennent. Il y a un fantôme. Ils l’ont vu, surpris par La Nuit, tirant un âne autour de l’église, sans jamais y rentrer.

Les gens sont partis.

Toujours ces femmes en talons

TOUJOURS CES FEMMES EN TALONS

Une autre nuit, Mendelssohn, écouter pour se remplir du vide de la masturbation : toujours ces femmes en talons. Vider-pleurer. Écouter, remplir, médicaments qui ne luttent plus contre l’angoisse. Une autre nuit à chercher. Chercher quoi ? L’impossibilité des possibles. La possibilité des impossibles. Cibler. Impôt sur le cerveau à défaut d’argent. Imposables les idées de… les siennes. Fixer les idées. Bloquer. Écrire pour survivre ; ce nœud dans l’estomac, dans les tripes. Avec le cœur qui bat chaque bruit et l’émotivité qui déborde. Il cache son visage dans ses mains ; plutôt, il passe ses mains sur son visage. Il n’y a plus rien que la nuit et Mendelssohn.

APRÈS LEUR DÉCLARATION

Après leur déclaration, ils s’étaient retrouvés seuls, elle et lui.

Silences je vous prie..

Discrètement, par un processus que ni lui, ni elle, ni personne ne peut imaginer, elle lui souffle quelque espèce de poème moral ou historique sur l’amour maternel et, il écrit les solitudes intimes à cette fin d’humanité.

N’aie pas peur lui dit elle, tout le monde est comme toi et tu n’es pas comme les autres..

JE T’AIME

Je t’aime.

C’est comme ça que ça commence.

Pour tout le monde.

Relis le titre de cette prose, parce que ça commence toujours comme ça.

Et, lectrice, si tu es trop fatiguée pour lever les yeux jusque-là, relis la première phrase après.

Crois pas à l’eau de rose quand on bouffe des orties sans soupe et qu’on crève la dalle parce qu’il y a le budget-mauvaisebouffe-bière-tabac-et-tout-ce-que-tu-pourras-imaginer.

Mais ? ça commence toujours comme ça.

Je t’aime.

Relis le titre ou la première ligne après, ça fait du bien.

Plus que du bien, ça fait du bon..

IL NE DORMAIT PAS

Elle lui répète, ce sont mes mots qui sortent de ta bouche et de tes mains, n’aie pas peur, je suis là, juste à côté, regarde à droite, à gauche, devant, derrière, en haut, en bas, c’est moi, je t’aime.

Il allume un mégot de cigarette roulée et s’en remet au clavier. Elle diffuse l’impression, lui, choisit les mots et les tournures.

Elle est sentiment, il est écriture, jamais séparés

depuis l’avant, le pendant, et l’après.

L’une au bout des terres.

L’un voyageant comme ils voudront.

Capuche.

Casquette écossaise.

Le mégot a brûlé son index et son majeur jaunis par la nicotine, il ne dormait pas.

SILENCE DES ALGORITHMES

Tentative de..

Saccager le travail en cours

Mise en abyme

Devenir amnésique et ne plus rien ressentir

Je suis un punk de salon sans futur

Leurs révolutions bornées à leur canapé

Mon mobilier inconfortable

Ma chaise pour ne pas dormir

Fixer le vide jusqu’à épuisement

Combien de temps évanoui

C’est le terme

Je sens leur mépris

Leurs mots balisés

Je ne réponds de rien

Ils ont réponse à tout

Et cette nuit encore

J’ai fait détails de leurs écrans

C’est quoi cette omerta

Au matin

Un oiseau a chanté

Je les ai oublié

JE DORS COMME JE ME LÈVE

Le vieil espion

Le vieux type des renseignements

En tout genre n’était qu’un pion

Dans son uniforme blanc

Palais Royal

Je te dis

Et après Port Royal

Paris..

1987

On est pas sérieux

Quand on en a 17

Insoucieux

Sous cieux

D’écoles pour riches paumés

Pas malheureux

Bien que parents tirant-payer

Arrête de fumer

Me dit-il

Je lui demande quoi fumer

Il me dit tout comme t’es fragile

Catastrophes annoncées

Depuis naissance prévues

M’avait-il raconté

Maintenant que je suis nu

J’ai pris la relève

Et je dors comme je me lève..

Ma solitude me déchire

Ma solitude me déchire..

Et puis, même accompagné, j’étais déjà seul.

On est toujours seul dans la vie.

Nous sommes nos propres témoins et il y a des choses qu’on ne peut pas partager, parce qu’elles nous font sens mais, sont étrangères même à notre propre famille.

Ma solitude me permet d’écrire et c’est ce qu’il y a de plus important avec toi qui lies ces mots..

25 Décembre 2019

25 décembre 2019

Triste Noël sans toi. On a jamais passé de fête ensemble et, j’aurais aimé un miracle, mais les miracles ça n’existe pas, ces scénarios qu’on peut se faire une nuit de Noël, à se dire que l’année prochaine on regardera nos souliers remplis de peu, mais emplis d’amour, enfin, faudrait un miracle mais les miracles ça n’existe pas ; et y’a le chat qui gratte sa caisse, et je ne l’ai pas faite depuis quatre jours sa caisse, et les pâtes qui cuisent petit matin où j’ai la dalle, c’est pas une question d’argent, pour une fois j’en ai, mais la peur des magasins à vomir de marchandises et de clients bousculant la file d’attente ou le rayon alcool ; j’ai rien bu cette nuit, hier, oui, à Noël, une bouteille de vin de Savoie chez mon ex, et comme on avait pas faim, on a pris chacun quatre petites tranches de filet de canard, et les tagliatelles qui accompagnaient, on les a pas touchées ; et j’ai « La Quête » de Brel dans la cervelle, je viens de m’en rendre compte, mais je décompte les années, et je me dis que j’aurais du mal à tenir ma promesse par rapport à toi, et je m’y efforcerai jusqu’à ma dernière goutte de sang, enfin, c’est ce que je veux. C’est pas si difficile de pas avoir même un flirt à bientôt cinquante berges, je m’y tiendrai, j’essaie de revenir sur mes mots précédents, difficile, peut-être pas, au moins pour continuer à pas trop malmener le miroir, et puis te prouver que je suis un mec bien, que je suis à ta hauteur, même si tu mesures deux centimètres de plus que moi, mais comme je sais danser, je ferai des pointes pour t’embrasser ;j’ai peur de l’avenir, j’ai peur de flancher ou de calancher avant même de t’avoir tenue dans mes bras, et je ne veux pas te baiser, et je sais même pas si je pourrais même te faire l’amour, soit le temps, soit les médicaments qui ruinent mon métabolisme, tout ça je m’en fout, c’est pour t’embrasser que j’écris, c’est t’embrasser que je veux, te tenir dans mes bras et retenir ton cœur parce que le mien bat.

Rien n’effacera

Rien n’effacera ce que je fasse
La mort est en fuite
Et face à ces faces rats
Ne pas aller trop vite

Et cette absence
Au sens bien précis
Pourraient-ils juger toutes mes décadences
Ce qu’ils appellent ainsi

Ne les crois pas
Ils ne sont qu’hommes de paille
Et accompagne-moi
Dans la grange sous la paille

Nous nous aimerons
Sur un autre ton
J’écris des chansons
Rien que pour ton nom