PUISQU’ELLE PORTE DU BLEU


Elle danse par-delà les gens et la rue tourne des yeux
À son allure droite et raffinée le passant s’écarte respectueusement
L’été passé elle marchait pieds nus et les orteils peints d’océan

Sa grâce et son autorité naturelle me plongeaient pauvre bougre
Aux sources de mon trouble
Mes lèvres comme ma gorge ruisselaient de mots mystérieux

Cette femme est très belle et je ne suis qu’à elle
Baisant ses longs cheveux et fleurs en rosées
Divine pluie d’orage à ma bouche fanée

Transi et titubant d’amour
Je croyais à la grâce
Me faisant troubadour

BLONDE VÉNUS (Vidéo)

Bouleversez-moi, aux tréfonds,
Temps je vous adore, blonde Vénus
Au double sexe des divins androgynes convergeons
Sans qu’éphémères et immortels n’érigent hiatus.

De cette alliance-nous-
Alliage-notre-corps-notre-esprit !
Quand cet instant suis à genoux,
Exaucez-vous, je nous en prie.

Puis-qu’un unique-ainsi-nous-sommes,
Fondu aussi terre-ciel-éther ;
Lors, à l’Eden dû notre somme,
Printemps offrirons notre hiver..

DANSE DU FEU ET CORPS DIVINS

La nuit comme lumières et son, ainsi phosphorescences, serre-moi, tout toi brille, la bouche comme, les yeux comme le ciel, comme le monde et l’univers autour, si seulement, me voyais décrire nos nuits, si ne plus dormir, et seulement si, âmes à l’origine, retours et aller vers, étoiles tes pupilles et mes seins qui pointent, pulsation des corps, fusion, te pressens transes et accords, fission, libères la danse, spirale t’élève aux confins, disque lunaire, tourne, viens, va, danse, ne détournerai le regard, et nous embrasons, circonvolutions à se faire pâmer Vénus antiques, incandescences, te retourne encore, de bords en bâbords, affluences, mords, montée des lunes, élévation, brûle, caresse, inonde, gouttes lamper inépuisablement, tumescences, flux, turgescence, te retiens, reflux, me contiens, dansons incessamment, m’abouche, embrasse les lèvres, Aphrodite, Déesse, me presse à tes pieds exhausser nos fièvres, assouvir l’infini, voluptance m’enveloppe, entre toi, détroits et alentour délicieux, bras se jettent, vaisseaux, souffle soudain fugitif,  rafales et éclairs étincellent-nous, chant immémorial du sang qui martèle, foudres et déflagration, infinitudes enfin..


Je t’aime.

Je t’aime.