FIDÈLE AU-DELÀ DES OMBRES

Ma Dame, pardonne-moi d’être parfois un peu comme tu dis dans ma tête

Quand je suis arrivé dans ta nouvelle ville J’ai simplement écrit que je te suis fidèle au-delà des ombres

Tu m’as dit bienvenue dans la vraie vie, alors j’espère que jamais plus ne serai sombre

Aussi je nous souhaite le meilleur des mots qui m’entêtent

 

Je ne reviens certes pas de l’enfer

Mais avant toi je ne savais pas qu’il pourrait y avoir un paradis sur terre

Et je t’en prie et je te prie chaque jour chaque nuit comme plus rien ne me fera taire

Parce que mon cœur pour toujours et à jamais amoureux chante pour toi cette simple prière

 

Ma Dame ne soit pas trop dure avec moi comme parfois mon âme a eu si froid

Retire ta main de fer de ton gant de velours

Et caresse-moi encore une fois

 

Ma Dame, je resterai quelles qu’en soient les conséquences

Je t’aime ainsi que ta descendance

Aujourd’hui pardonne mes indescriptibles indécences

Sur la terre comme au ciel je serai toutes tes jouissances

PREMIÈRE PRIÈRE

Blondeur de ses cheveux, robe moutarde relevée sur les cuisses, elle chante la nuit assise sur l’été pendant que coulent les discussions en langue étrangère, et quand la parole se délie, je goûte à sa bouche des mots qu’elle invente pour moi.

Alors je me jette à son cœur et embrasse ses pieds maquillés de rouge. A genoux entre ses jambes, je lui déclare ma première prière et le ciel se découvre.

À CHAQUE JOUR SUFFIT SON BONHEUR

Il y a partout l’univers ces élans du cœur, ça chante les lunes et les soleils depuis toi et rien que pour nous, tout le monde en vous et, cette étoile danse avec l’éternité, regardez Ma Dame, Mon Cieux, nous dites-nous que tout va très bien hier, aujourd’hui et demain à présent et, présente-moi à leurs yeux ainsi les enfants qui jouent comme tambours battant cette simple évidence, du printemps à l’hiver, de soirées en matin, cette pleine lumière qui brille l’horizon et, le bleu de l’azur paradis des oiseaux en volées d’océans, par-dessus les montagnes avec les courants d’air, écoutez à tout vent l’amour incandescent et, croyez le poète, à chaque jour suffit son bonheur..

C’EST CELUI QUI DIT QUI Y’EST

Depuis le temps que je veux écrire sur ce marronnier au milieu de la cour,

L’automne bientôt et, ceux qui sont passés.

Le cartable, les crayons et les cahiers,

Quand la nostalgie aime encore et toujours.

 

Justement, les marrons entre copains,

Ou les gamines à la corde à sauter,

Les marelles par la vie jusqu’au ciel dessinées,

Quand on rêvait de merveilleux lendemains,   

 

Et que la vie c’est celui qui dit qui y’est..

Alors me gonfle pas, j’aurai pas la même que toi,

Salut à toi,

J’ai embrassé ma blonde aux yeux verts du lycée.

 

Dans les escaliers, j’ai écrit une chanson,

Rien que pour elle et, on sera heureux,

Et dire que ça n’était pas vrai pour eux

Bien que le refrain revienne de tout au fond.

 

Sur l’odeur des feuilles volantes à l’automne du marronnier,

Beaucoup plus tard, on dirait si par hasard j’ai écrit ce poème,

C’est pour regarder dans tes yeux tous mes je t’aime ;

Loin de l’école et depuis l’été,  

 

Toi et moi à nouveau réunis.

Et les petits écoliers qui savent encore rêver,

Ceux que l’on accompagne à la rentrée,

Ceux qui se reconnaîtront dans la foule infinie.

 

Tu es si belle et à mes côtés,

Je te le dis

Et, c’est celui qui dit

Qui y’est..

EN FACE L’OCÉAN

Ma Dame, ma Vénus, ma figure de proue

Comme nous habitons en face l’Océan

Si vous le traversiez, je vous suivrai partout

Comme seul désir devant vous m’effaçant

 

Je blesserai mon orgueil à vos pieds, indolent

Je ne voudrai plus rien que votre volupté

J’enflammerai mes vers puisque vous adulant

J’offrirai à vos mains des bagues et des baisers

 

Nous sommes sur cette île, peut-être nous vivrons

Au-dessus de l’écume, nous voyageons nos sens

De frégates rêvées, ici nous amarrons

Le soleil vous contemple comme cette eau qui danse

LE SOLEIL EST BLONDE

Jour de grisaille mais tu es là et, j’ai répondu à Lennon que le soleil est blonde quand il m’a chanté « here comes the sun » et, hier tu rayonnais la lune de tes danses et, avec les étoiles je te contemplais et, tu chantais autour de l’univers jusqu’à son origine et, tu peignais tes ongles au bleu des lendemains de mon cœur amoureux et, la terre était légère, elle flottait sous tes pieds et, je les embrassai de prières païennes et, les dieux comme les antiques déesses tressaient les plus belles perles dans tes cheveux et, tu continuais de danser la nuit et, m’accordais la grâce de cet amour que j’attendais sans fin..

NU DANS LA CUISINE

3 h du matin, complètement nu dans la cuisine pour ne pas te réveiller alors que j’ai une terrible envie de te faire l’amour en pleine lumière, les yeux partout sur toi et en toi ; la lumière parce que tu me l’as donnée comme jamais je n’aurais cru et, c’est pour ça que je n’ai plus besoin de la recevoir venant d’ailleurs, tu fais chaud à ma vie, tu es brillante, tu illumines.

Comprend qui peut..

RENDS-MOI MES 17 ANS

J’ai eu aussi vers 17 ans, et j’aimais pas et, je ne savais pas ce que je n’aimais pas et, il y a encore plein de trucs que je n’aime pas, peut-être pas les mêmes que toi parce que soi-disant je suis vieux, enfin t’as raison puisque c’est toi qui le dit, mais en tout cas j’aimais pas et j’aime toujours pas, un peu comme toi, je dis ça mais, aujourd’hui j’aime beaucoup de choses et j’arrive à définir les choses que je n’aime pas et, puis je préfère parler des choses que j’aime, parce que j’essaye de ranger ma colère une bonne fois pour toutes ou bien parce que je fais semblant de ne plus avoir de colère, c’est pas de la lâcheté tu sais, c’est par exemple te respecter infiniment et plus que tu ne crois.

 

 C’est pour ça qu’hier, je t’ai envoyé ce poème d’Arthur Rimbaud  chanté par le grand Léo.

 

Alors, fais-moi plaisir, rends-moi mes 17 ans..

ET DIRE QUE TU ÉTAIS LÀ

 

Et dire que tu étais là, il y a trente ans, devant moi déjà, que je ne voyais rien, que j’ai le cœur je ne sais comment à cinquante et un ans, enfin, le cœur comme je ne l’ai jamais eu, comme je n’aurais jamais cru. Et dire que tu avais seize ans et moi dix-sept, qu’on était dans ma chambre d’adolescent et tout de suite plus de trente ans après, Indochine, j’ai pas envie de la voir nue, tu n’as pas dit non ce jour-là et on est pas allés loin, mais assez pour s’en souvenir, assez pour que je t’aime plus que tout maintenant que tu es encore plus belle avec tes cinquante ans dans quelques jours et j’en ai les larmes aux yeux alors que t’es partie pour une heure ou deux, j’attends, comme tu m’attendais, comme je t’attendais tous les matins devant les escaliers de cette école si particulière, et peut-être qu’on savait déjà qu’on serait ensemble ailleurs trois décennies plus tard, et je me dis que la vie est étrange et surtout merveilleuse comme toi, une vie ça parait rien quand on a été solitaire, mais quand tu es là mon amour, la vie c’était déjà toi et tu le savais parce-que tu m’aimais et je ne comprends toujours pas pourquoi, j’ai quoi, je sais que mais c’est pas ça, alors les larmes coulent, plus longtemps après notre premier baiser et ce lit d’adolescent où j’avais été si maladroit que je t’avais fait mal et peut-être peur, je m’étais retiré et tu m’avais dit on recommence et je m’étais rhabillé et je t’avais dit non, j’avais peur de te refaire mal, j’aime pas te faire mal, je ne veux plus te faire mal avec mes gestes brusques quand maintenant je te serre si fort contre moi, ces façons que j’avais déjà d’être maladroit avec toi et avec tout le monde en tous cas. Je n’ai jamais été dans la mesure comme cet amour que j’ai pour toi au-delà de toutes mesures, le ciel même n’est pas à la hauteur, alors qu’est-ce que tu fais avec moi, là, pas loin de l’océan, je me pose toujours la question, j’ai quoi de particulier, pour toi je sais mais je ne l’écrirai pas, le ciel au-dessus du ciel serait jaloux et ne penserait plus qu’à te ravir, te faire envoler alors je te chercherai partout vers l’univers, je demanderai aux aliens si t’es dans le coin de la soucoupe et que dieu pourrait forcément me renseigner où t’as été ravie, loin du lit comme il voit tout et connait tout. L’amour ne frôle plus, il est là et je continue de croire qu’il y a un ciel au-dessus du ciel du ciel et encore au-dessus encore un ciel, je n’invente rien parce-que tu parles à partout en moi, jusqu’au tréfond, jusqu’au fin fond et ça rayonne tous les rayons de lunes et de soleils, le bleu des cieux tout de suite, pas loin de l’océan, le vent est frais ; quand on s’est retrouvés beaucoup plus tard, quarante-neuf baisers à l’aéroport, un passage vers chez toi, vers chez nous maintenant, et je t’aime à en pleurer plus que toutes les joies réunies, un feu de larmes, l’émotion qui déborde et enflamme ce que les hommes appellent le cœur et ça continue à déborder l’âme jusqu’à envahir tout le reste, la cour intérieure jusqu’à l’extérieur de partout, la rue qui court comme toi et le temps et l’avion et l’océan première fois avec toi après les quarante-neuf baisers, nos lèvres, tes cheveux toujours blonds et lumineux avec ma main emmêlée, et tes yeux verts quand au téléphone ta voix très longtemps après les escaliers de l’école, comme des transparences de pierres précieuses, tes yeux verts en transparence comme les premiers sentiments, les emballements sur les places de Paris, je t’embrasse, je te serre fort dans mes bras, j’ai peur de te perdre mais ça n’est plus possible, tu es revenue, tu es là, même si tout de suite tu es dans la voiture et j’attends que tu reviennes dans une heure ou deux pour te dire à quel point je t’aime petite femme chérie.

CE TROP POUR TOI D’ENVIE

Je n’en peux plus, il dit

Lacère mon corps total

Ce trop pour toi d’envie

Ça doit bien être sale

 

Je t’en supplie, frappe

Châtre

Étouffe cette irrépressible brûlure

Qui torture mon si peu d’esprit

 

Je déteste mon âme

Dieu est une belle ordure

Je ne suis ni d’en haut, ni d’ici

 

De ces damnés, Ma Dame

Oublie-moi dans les limbes

Je n’en peux plus d’amour

CETTE NUIT M’A ÉCRIT D’HORRIBLES POÈMES

Cette nuit m’a écrit d’horribles poèmes

Je pleurais de sanguinolentes rimes

Éructant vers obscènes

Je témoignais à charge de son crime

 

Pierrot Lunaire kitch et ridicule

Intercède mon âme au tribunal

Et comment veux-tu que je recule

Quand la danse mène le bal

 

Les jurés aux pieds de la lettre

Les juges, leurs femmes et leurs toilettes

Maquillaient un christ sans majuscule

La Cène de ceux que l’on encule

 

Et j’ai écrit cela

Et l’étoile à pleuré

La crasse du matelas

Le manque d’éternité

CORRESPONDANCE (lettre 2)

2) CORRESPONDANCE (Lettre 2)

    J’ai allumé une cigarette, j’ai attendu que le temps se consume et, j’ai regardé le cendrier et, j’ai essayé de deviner ma vie dans les cendres. J’irai.. alors que tout s’éclaire un peu, que je vois la sortie d’un tunnel et, que mon coeur bat vraiment pour la première fois et, j’arrêterai de respirer et, il n’y aura plus rien et, je sais pas trop ce que c’est rien, ni le vide, ni le néant, ni l’éternité. Ca me tracasse toutes ces choses, ça me bouffe la vie, le supermarché de la mort et, je me demande qui paiera ma location d’outre monde ; à vrai dire je m’en fous, je veux être la racine d’un arbre, même une toute petite racine, infime, ridicule de pissenlit puisqu’on les plante par là et, j’ai vraiment pas envie d’être logé dans une HLM à perpétuité-renouvelable-tout-les-cinquante-ans.

Ce soir, tu me manques terriblement et, je m’en veux des poèmes merdiques que j’ai écrit cet après-midi, des trucs qu’un pré-pubère boutonneux aurait pu griffonner en marge d’un cahier. J’habite en marge du monde, comme si je suis un peu parti, comme si je suis rien, comme si j’ai la vie en sursis..

    Je veux t’aimer encore longtemps, mais longtemps c’est pas beaucoup, c’est toujours pas assez, c’est comme encore moins qu’un souffle, je serai soufflé sans avoir joué, un jour j’irai..

Nous irons..

Mais pas avant la vie.

MFL..

06.12.2020

SOUL MUSIC (06.12.2020)

(Correspondance lettre 1)

SOUL MUSIC

    Il y a ce type qui chante derrière l’écran et, le cul sur ma chaise je danse mon sans toi, mon sans ton regard, mon sans ton corps et, tu dis “j’ai pas chaud” et, tu ris un peu au téléphone. Je me tais et j’allonge des mots qui aimeraient t’allonger, tout de suite, t’enlacer, t’embrasser, et puis.. tout ce qui me manque de toi.

    Il fait gris comme mon paquet de tabac et, nos villes à l’opposé, c’était bien cet été, l’aéroport et tes quarante-neufs baisers, je tremblais, tu étais si.. et, j’entends ta voix qui me déchiffre et, le chanteur Noir qui se move tout en soul et, on dit âme et, je crois, ça doit-être ça la traduction en français ; âme ça groove moins que soul et, “Get into the groove” et, j’ai envie de boire tout mon soûl de toi, boire tes mots, boire tes yeux verts un peu mouillés et, pas que.. et, j’ai envie de bière ou de vin, mais ça ne remplace rien et, surtout pas toi.

    Je continue de me balancer du vague à l’âme sur la chaise, droite à gauche, un peu gauche et, je me demande si je vais me mettre nu pour écrire, comme quand je te parle. Nu, comme on était en vacances et, je t’écris tout ce qui me passe sans arriver à me passer de toi ; il fait un peu frais, c’est pas le froid glacial quand il y a eu la coupure de gaz, c’est juste un peu frais et, tu n’es plus à l’autre bout du fil et, j’attends la sonnerie comme on attend une permission ; la permission de me mettre à nu, sans le plus léger voile de brouillard, sans mentir mon cœur, sans mentir ni mes paroles ni mon regard, si au moins on était côte à côte ou face à face, ou alors t’imagines..

    Maintenant ce sont tes mots que j’aimerai-s..

MFL..

06.12.2020

AU RETOUR DE MA VIE

J’avais donc eu raison de devenir ce fou

Comme contait ce mythe qui m’avait fait poète

Au retour de ma vie j’ai rencontré ce nous

À l’âge où le canon n’a rien d’une bluette

Compris que Cupidon n’est pas mauvaise tête

Dedans tes yeux émeraude aujourd’hui je m’entête

Si un jour je fus fou

Que ce susse de vous

AU BORD DE L’EAU

Ne m’empêchez pas de ne pas dormir

Dans la nuit je lis des musiques et j'écoute les mots
C'est ainsi que je voyage, je suis en revenir
Pas loin de vous, je veux dire chez nous, tout au bord de l’eau

Je ne connais pas ici, mais j'y suis déjà passé
C'est là que je suis attendu, par la femme dont j’ai rêvé
Cet amour inconditionnel qui a su traverser les années

PUISQU’ELLE PORTE DU BLEU


Elle danse par-delà les gens et la rue tourne des yeux
À son allure droite et raffinée le passant s’écarte respectueusement
L’été passé elle marchait pieds nus et les orteils peints d’océan

Sa grâce et son autorité naturelle me plongeaient pauvre bougre
Aux sources de mon trouble
Mes lèvres comme ma gorge ruisselaient de mots mystérieux

Cette femme est très belle et je ne suis qu’à elle
Baisant ses longs cheveux et fleurs en rosées
Divine pluie d’orage à ma bouche fanée

Transi et titubant d’amour
Je croyais à la grâce
Me faisant troubadour

SI BELLE CETTE NUIT


Comme dormir à vos pieds tel un chat voluptueux

Tandis que votre oreiller se colore de rêves étonnants

Si vous saviez et à quel point je suis heureux

De mes réveils à vos côtés si loin de tous ces bien-pensants



Vous êtes si belle cette nuit et je voudrais veiller tous vos désirs

Vous pourriez aussi me réveiller de ce sommeil que j’ai serein

N’arrêterai-je jamais de vous faire venir

A jamais je serai tiens



Et pardonnez-moi de parfois vous tutoyer

C’est vous que j’ai toujours adorée..

EFFUSION

J’ai resserré le collier 
Qu’elle m’étrangle de son amour 
Me suis jeté à ses pieds 
Comme nous avons dansé toute la nuit 
Sur des musiques à en devenir sourd 

C’était enfin la vie 
Et ses longs cheveux blonds qui volaient sous la lune
Claquaient le vent et les embruns du proche océan

Nous étions une et unique envie 
Parce qu'elle brûla en moi en dessous de la dune 

Depuis chaque nuit j’attends
Nos effusions d’un même sang 

BESOIN DE CONSEIL-S ?

(#Journal 10)


Alors ? T’es guérisseur ou je n’sais quelle conn’rie
Alors ? tu es coach ou bien une autre escroc'rie 
Même si je ne crois pas,  je préfère curé 
Ou encore un Imam si tu veux me faire chier

Mais ne m’emmerde pas à venir me squatter 
J’ai pas besoin de toi, j’ai déjà tout gagné 
J’ai une très belle femme et un peu à manger 
Tes théories new-age ou bien webêtisées

Ce n’est que pour l’argent et puis les imbéciles 
Alors te fais pas d’bile si certains sont débiles 
Tu gagneras du fric, mais ce sera sans moi 

J’ai d’l’eau au robinet et puis quelques idées
Va voir ailleurs s’teuplait, sans toi je sais nager
Maint’nant si t’as envie d’un peu de poésie ?

Viens chez moi c’est gratuit..

BLONDE VÉNUS (Vidéo)

Bouleversez-moi, aux tréfonds,
Temps je vous adore, blonde Vénus
Au double sexe des divins androgynes convergeons
Sans qu’éphémères et immortels n’érigent hiatus.

De cette alliance-nous-
Alliage-notre-corps-notre-esprit !
Quand cet instant suis à genoux,
Exaucez-vous, je nous en prie.

Puis-qu’un unique-ainsi-nous-sommes,
Fondu aussi terre-ciel-éther ;
Lors, à l’Eden dû notre somme,
Printemps offrirons notre hiver..

DANSE DU FEU ET CORPS DIVINS

La nuit comme lumières et son, ainsi phosphorescences, serre-moi, tout toi brille, la bouche comme, les yeux comme le ciel, comme le monde et l’univers autour, si seulement, me voyais décrire nos nuits, si ne plus dormir, et seulement si, âmes à l’origine, retours et aller vers, étoiles tes pupilles et mes seins qui pointent, pulsation des corps, fusion, te pressens transes et accords, fission, libères la danse, spirale t’élève aux confins, disque lunaire, tourne, viens, va, danse, ne détournerai le regard, et nous embrasons, circonvolutions à se faire pâmer Vénus antiques, incandescences, te retourne encore, de bords en bâbords, affluences, mords, montée des lunes, élévation, brûle, caresse, inonde, gouttes lamper inépuisablement, tumescences, flux, turgescence, te retiens, reflux, me contiens, dansons incessamment, m’abouche, embrasse les lèvres, Aphrodite, Déesse, me presse à tes pieds exhausser nos fièvres, assouvir l’infini, voluptance m’enveloppe, entre toi, détroits et alentour délicieux, bras se jettent, vaisseaux, souffle soudain fugitif,  rafales et éclairs étincellent-nous, chant immémorial du sang qui martèle, foudres et déflagration, infinitudes enfin..


Je t’aime.

Je t’aime.

C’EST POUR ÇA UN POÈME

J’habite au bout la coursive 
Simple de ma vie furtive 
De mots non galvaudés 
J’en ai fait mon idée

Et encore, j’ai des godasses 
J’ai de la chance dans la masse 
Ce que pensent les gens 
J’ai fait mon firmament 

Par ce que je suis poète 
Moins-que-mon-cul-je-pète 

L’enfant me dit « je t’aime »
C’est pour ça un poème..

NON EXHAUSTIF

(#9 Journal)

Nous sommes dans l’ère du clic
Ce sont les jeux du cirque
Pouce en haut des réseaux
Quand Machin Le Très Beau…(f)
Fier comme un commentaire
A baissé le salaire
D’un livreur Ama-chouette
Sans livrée de soubrette

Puis beau le très machin
D’une porno-vidéo
Kévin Le Gros Malin
Délivre son cerveau
À sept ans c’est normal
D'apprendre les annales
Le contrôle parental
Ma foi est si banal

Que je pusse en dire plus
Bien que d’aucun ne susse
Et lire je préfère
Houellebecq ou Baudelaire

Internet n’est pas con
Seuls certains le sont
En faire bon usage
N’est pas un avantage



CHAMBRE D’ADOLESCENT

Chambre d’adolescent, tout en haut, une affiche 
Des rêves rock n’ roll, des clubs où l’on s’affiche 
Faut revenir sur terre, elle est parfois très basse 

Mais nous on écoutait le riff de la basse 

Le Velvet Underground, guitares électrifiées 
On irait en studio, enregistrer cet été 
Faut revenir sur terre, elle est parfois bien crasse 

Mais nous on traduisait les paroles de Crass 

On chantait ainsi font les crêtes de keupons 
Les concerts à dix francs qu’on pogotait en rond 
Sur les Garçons Bouchers, les Bérus, les Wampas 

Faut revenir sur terre, elle est souvent très basse 

Ce matin de métro sous les néons laiteux
Je donne un peu d’argent à un nécessiteux 
Et je déchire l’affiche d’un obscur syndicat 

POÈME DU HANDICAP

Atelier, ce matin, le petit Jérémy 
Que personne ne voit, à part sa différence
Derrière la déligneuse, doucement il me dit
Je ne vois plus d’un œil, mais il faut qu’il avance

Et je ne le crois pas, connais toutes ses blagues
Chaque jour, l’un et l’autre, nous rions, bonne humeur
Travailler avec lui, c’est comme le bruit des vagues
J’entends plus les machines, n’endure plus les heures

Et encore, vers dix heures, un peu avant la pause
Me redit pour son œil, et je ne le crois pas
Se remet au travail, de tout, de rien, on cause
Les liteaux et palettes, la force de ses bras

La sueur et puis son dos, comme il ne se plaint pas
Est allé à midi jusqu’à l’infirmerie
On ne l’a pas revu depuis plus de trois mois
Sa trisomie et la rétine ils nous ont dit

MA DAME DEPUIS..

(#8 Journal)

Une terrible envie de te faire l’amour

Toi, ma femme, celle que j’adore depuis toujours

Une indicible envie de sentir tes ongles

Sous ma peau, mes pensées, ce avec quoi je jongle

 

Les plaisirs de la chair rejoignent ceux de l’âme

Et si je suis croyant, ce n’est qu’en vous Ma Dame

Celle que je connais depuis adolescent

La seule que je veux et qui coule mon sang

 

Comme vous le devinez, suis toujours à vos pieds

Et pour toi, irai loin, jusqu’en éternité

Chercher en poésie, je me ferai devin

Comme Rimbaud et Verlaine, les poètes leur vin

 

Tu m’es divinité , avais-tu deviné

Mes mots ne sont que toi, ne sont pas divisés

J’ai oublié l’école  

Depuis, je farandole..

LES POUPÉES DE MA PETITE SŒUR

  

Dans la ville incertaine, je vois des hommes creux

Ils lisent les journaux, se doivent importants

D’un travail, de leur femme, ils ont même des enfants

Et lèchent les vitrines du vide de leurs yeux

 

Ils n’ont plus de prénom et s’appellent anonymes

Téléphones cellulaires et des plages horaires

Instituts statistiques comme nouveaux bréviaires

Géolocaliser leurs vacances à Nîmes

 

Sur les réseaux sociaux, ils se jettent en pâture

Twitter ou bien Facebook quand ils tournent en boucle

Mad’moiselle-zéro-six sur Tinder s’accouple

Déblatérant de tout, même de leurs ordures

 

Leur société est triste, ennuyeuse et sordide

Et à leur compagnie, je préfère les fleurs

Écrire des poèmes pour ma petite sœur

Qui aime ses poupées et leurs grands yeux candides

MARCHÉ DU SAMEDI

Les prophètes que l’on loue d’espèces trébuchantes

Dans la salle des fêtes allouée par la mairie

Des cantiques new-age, des odes à Marie

Jésus comme les autres, ceux que partout l’on chante

 

Prier m’est impossible, je reviens du marché

J’ai croisé des gens simples aux bonjours embaumés

Nous pensions à la mort, puis nous mettions à table..

DE RIVIÈRES EN FLEUVES





Comme coulent de source
De rivières en fleuves
Sommes dans notre course
Et de vous je m’abreuve

Coulez ma bouche
Peignez en touches
Comme j’accouche
Si tu me touches

Ainsi soufflent les vents
Ceux qui se courant d’air
Et comme nous devant
Sommes beaux de notre ère

Voulez ma bouche
Saignez en touches
Si tu me touches
De toi j’accouche

Coule-moi dans ta source
Comme je te veux humide
Puis à toi je m’abouche
À tout jamais séide

Veuillez ma couche
Quand sur nous louchent
Ces vieilles souches
Allez, viens ! On se couche !

À NOS FANTÔMES ET PHANTASMES

D.E.Phantasme

Est fantôme

Comme crise d’asthme

S’époumone

Faut-il aller au plus profond de l’esprit ?

Passer physique ?

C’est quoi le déni ?

Sciences psycho-physiques ?

Refouler ?

Se défouler ?

Elle a peur de tout

C’est pour ça qu’elle parle

De tout et de rien du tout

Comme le peintre qui vivait Arles

Elle a fait sa vie en entier

Entière, intelligente

Elle a battu le pavé

Mais jamais sans entente

Refouler ?

Se défouler ?

Elle n’emmêle pas les pinceaux

Elle sait dire toutes les vies

Elle a le verbe haut

Qui s’exprime Lavis

Elle a la haine des cases

Ils disent la connaître..