GYNÉCÉES

Gynécées

Nous sommes tous un peu trop fragiles
A regarder tomber la nuit
Sur le vert-de-gris de nos villes
Avec nos amours sous la pluie
Dans cette grisaille silencieuse
Où les regards de nos déesses
Deviennent des ombres orageuses
Et chargées d’étrange tristesse

Elles
Magnifiquement belles
Elles
Magnifiquement

Elles ont cette folie si tranquille
Ce calme étrange au bord du stress
Quand nous traînons sur nos béquilles
A leur mendier de la tendresse
Elles sont si brillantes et si vraies
Dans le chaud velours de leurs nids
Pour nous piètres morveux distraits
Qui nous prenons pour des génies

Elles
Magnifiquement belles (x2)
Elles
Magnifiquement

Elles portent en nous des cris d’enfants
Comme au temps des cours de récré
Quand on attend l’heure des mamans
Au bout de nos coeurs estropiés
Elles ont le monde entre leurs seins
Et nous sommes des oiseaux perdus
Des ptérodactyles en déclin
Avec des sentiments tordus

HF Thiéfaine

IL EST TEMPS DE RALLUMER LA NUIT

IL EST TEMPS DE RALLUMER LA NUIT

 

 

Il est temps de

Rallumer la nuit

Il est temps de

Rallumer les étoiles

Il est temps de rallumer

Les fêtes nocturnes

Les concerts s’impatientent

Nous rallumerons chaque sourire 

On s’embrassera

On fera l’amour

Comme quand nous avions 20 ans

Nous les fous célestes

La tête dans les étoiles 

Rallumons notre sève créative

Enivrons-nous dans les troquets

Nous nous laisserons porter

Par la nuit

Au gré du vent

Sur les rives de la Seine

Ou bien d’ailleurs

Nous

Les fous célestes

Fiers d’être là

On les aura

Nos années folles

Le corps porté par les océans

Nous voguerons vers l’orient

Nous les inadaptés chroniques

La tête dans les étoiles

Paris sera à nouveau une fête

Et dans le monde entier

Les chansons couleront

A flots

Comme le vin

Et nous nous enivrons

Sous la tonnelle

Au son de l’accordéon

Du punk

Du rock

Ou du tango

 

 

Mélodie Rebelle

15.05.2021

PAS MÊME PARFOIS

 

Qu’est-ce qu’il y a après rien

Il y a encore moins

Et je suis moins que rien

Ils me le font sentir si bien

Depuis combien de temps

Depuis combien de temps

Depuis combien de temps

Depuis combien de temps pas même parfois

 

Reste-t-il à devoir

Ils le feront savoir

Et je garde en histoires

Des parcelles de ma mémoire

 

Et je passe pour un con

Et par vaux et par monts

Ils me font la leçon

Je ne suis pas de leurs façons

Depuis combien de temps

Depuis combien de temps

Depuis combien de temps

Depuis combien de temps pas même parfois

 

Qu’est-ce qu’il y a après moins

Il y a moins que rien

Depuis combien de temps pas même parfois..

FIDÈLE AU-DELÀ DES OMBRES

Ma Dame, pardonne-moi d’être parfois un peu comme tu dis dans ma tête

Quand je suis arrivé dans ta nouvelle ville J’ai simplement écrit que je te suis fidèle au-delà des ombres

Tu m’as dit bienvenue dans la vraie vie, alors j’espère que jamais plus ne serai sombre

Aussi je nous souhaite le meilleur des mots qui m’entêtent

 

Je ne reviens certes pas de l’enfer

Mais avant toi je ne savais pas qu’il pourrait y avoir un paradis sur terre

Et je t’en prie et je te prie chaque jour chaque nuit comme plus rien ne me fera taire

Parce que mon cœur pour toujours et à jamais amoureux chante pour toi cette simple prière

 

Ma Dame ne soit pas trop dure avec moi comme parfois mon âme a eu si froid

Retire ta main de fer de ton gant de velours

Et caresse-moi encore une fois

 

Ma Dame, je resterai quelles qu’en soient les conséquences

Je t’aime ainsi que ta descendance

Aujourd’hui pardonne mes indescriptibles indécences

Sur la terre comme au ciel je serai toutes tes jouissances

PUISQU’ELLE PORTE DU BLEU


Elle danse par-delà les gens et la rue tourne des yeux
À son allure droite et raffinée le passant s’écarte respectueusement
L’été passé elle marchait pieds nus et les orteils peints d’océan

Sa grâce et son autorité naturelle me plongeaient pauvre bougre
Aux sources de mon trouble
Mes lèvres comme ma gorge ruisselaient de mots mystérieux

Cette femme est très belle et je ne suis qu’à elle
Baisant ses longs cheveux et fleurs en rosées
Divine pluie d’orage à ma bouche fanée

Transi et titubant d’amour
Je croyais à la grâce
Me faisant troubadour

BLONDE VÉNUS (Vidéo)

Bouleversez-moi, aux tréfonds,
Temps je vous adore, blonde Vénus
Au double sexe des divins androgynes convergeons
Sans qu’éphémères et immortels n’érigent hiatus.

De cette alliance-nous-
Alliage-notre-corps-notre-esprit !
Quand cet instant suis à genoux,
Exaucez-vous, je nous en prie.

Puis-qu’un unique-ainsi-nous-sommes,
Fondu aussi terre-ciel-éther ;
Lors, à l’Eden dû notre somme,
Printemps offrirons notre hiver..

DANSE DU FEU ET CORPS DIVINS

La nuit comme lumières et son, ainsi phosphorescences, serre-moi, tout toi brille, la bouche comme, les yeux comme le ciel, comme le monde et l’univers autour, si seulement, me voyais décrire nos nuits, si ne plus dormir, et seulement si, âmes à l’origine, retours et aller vers, étoiles tes pupilles et mes seins qui pointent, pulsation des corps, fusion, te pressens transes et accords, fission, libères la danse, spirale t’élève aux confins, disque lunaire, tourne, viens, va, danse, ne détournerai le regard, et nous embrasons, circonvolutions à se faire pâmer Vénus antiques, incandescences, te retourne encore, de bords en bâbords, affluences, mords, montée des lunes, élévation, brûle, caresse, inonde, gouttes lamper inépuisablement, tumescences, flux, turgescence, te retiens, reflux, me contiens, dansons incessamment, m’abouche, embrasse les lèvres, Aphrodite, Déesse, me presse à tes pieds exhausser nos fièvres, assouvir l’infini, voluptance m’enveloppe, entre toi, détroits et alentour délicieux, bras se jettent, vaisseaux, souffle soudain fugitif,  rafales et éclairs étincellent-nous, chant immémorial du sang qui martèle, foudres et déflagration, infinitudes enfin..


Je t’aime.

Je t’aime.