SYMPHONIE

Quand on entendra le dernier accord,

Seconde ultime de l’arrière-saison,

Ce sera une fulgurante fontaine

D’où jailliront des corps comme des arc-en-cieux.

Quand ils auront effleuré toutes les douceurs,

Fleuris d’indéfinissables douleurs ;

Effeuillée leur vie, peut-être,

Aux quatre coins de la planète.

Terrains minés à la morale des dieux,

Vague des idoles, des marchands de rêve.

Le Petit Charmant de Vers,

Grouillant de vermines atomiques,

Marcheur de serpent et sauteur à la corde.

Homme à la vie binaire,

Humains aux yeux ternaires,

Transposent leurs désirs télévisés,

Pour essayer.

Obscur univers d’où un soleil implose,

La modulation de fréquence ne répond plus,

Les murs saignent leurs blafardes ecchymoses et,

S’écroulent, anges déchus.

Qui sont ces dieux qui nous rongent les sens ?

Chaque nerf marqué au fer de l’intelligence,

Rouge !

Écarlate !

Parfois fluide ou bien de glace.

Résonnez humaines percussions,

Peaux sèches et tendues d’infinies variations.

Sonnez !

Célestes Trompettes,

Mais,

Pitié,

Penchez vos pavillons aux salives abjectes

Et de ce monde imaginez…

Quand on entendra le dernier accord,

Instant sublime de la levée des corps,

J’aimerais vous dire :

Encore…

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