Toujours ces femmes en talons

TOUJOURS CES FEMMES EN TALONS

Une autre nuit, Mendelssohn, écouter pour se remplir du vide de la masturbation : toujours ces femmes en talons. Vider-pleurer. Écouter, remplir, médicaments qui ne luttent plus contre l’angoisse. Une autre nuit à chercher. Chercher quoi ? L’impossibilité des possibles. La possibilité des impossibles. Cibler. Impôt sur le cerveau à défaut d’argent. Imposables les idées de… les siennes. Fixer les idées. Bloquer. Écrire pour survivre ; ce nœud dans l’estomac, dans les tripes. Avec le cœur qui bat chaque bruit et l’émotivité qui déborde. Il cache son visage dans ses mains ; plutôt, il passe ses mains sur son visage. Il n’y a plus rien que la nuit et Mendelssohn.

11 commentaires sur “Toujours ces femmes en talons

  1. Ton univers est proche du mien, c’est sans doute pour cela que je te lis. Je me reconnais dans ce que tu ressens, aussi je me sens moins seul et puis tu dis les choses avec poésie. « L’impossibilité des possibles. La possibilité des impossibles », par exemple, est très beau. Je te l’ai déjà peut-être dit mais ton blog est une de mes plus belle découverte. Il faut avoir de la merde dans les yeux pour ne pas y trouver de poésie.

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  2. Après nous n’écrivons pas de la même manière, mais parfois les mêmes choses. J’aime les aphorismes, j’aime les lire et les écrire. Parfois ils arrivent comme un coup de fusil et hop, je les note et d’autres fois, c’est plus laborieux. Cela fait trois jours que je tourne autour d’une formule mais je n’arrive pas à me décidé, elle n’est pas mure, peut-être ne le sera t’elle jamais, en gros c’est ça « L’existence est un chaos que la beauté viens troubler ». Tu dis ça à une fille « L’existence est un chaos que ta beauté vient troubler », ça devrait lui plaire. Ou mieux « que ton regard vient troubler ». Au départ c’était « L’homme est pétrit de contradiction, s’il survit à son chaos, c’est que parfois un regard le trouble. » Finalement c’est peut-être la bonne… Quand dis-tu ?

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  3. Hier, j’ai pu lire l’un de tes poèmes, « Le poète récompensé » l’une de tes facettes que je ne connaissais pas et qui m’a beaucoup touché. Je comprends mieux maintenant ton attachement à mon blog et je suis heureux que tu l’apprécies. Tu fais partie de ces personnes qui me font penser que je ne crie pas dans le désert.
    Je t’embrasse.

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  4. Mais oui, c’est vrai j’y parle à demi-mot de cette « absence désolante » qui parfois me submerge pour reprendre les mots d’Artaud dans le Suicidé de la société. Je parviens à travailler, l’angoisse me laisse suffisamment de répit pour cela, encore qu’il soit arrivé qu’elle m’envahisse trop et que je doive m’arrêter, 6 mois là dernier fois, je n’en voyais pas le bout, j’ai cru que j’allais y passer, et puis sur le conseil de mon médecin spécialiste, j’ai complètement évacué la question de mon retour au boulot, il m’a fait un arrêt de deux ou trois mois, j’ai pu faire ce qui me plaisait et c’était de la radio, des émissions sur la littérature, j’ai pris mon pied, je travaillait presque deux fois plus qu’au boulot, en heures, j’ai repris confiance et pied à la fois, et j’ai pu reprendre mon boulot. Je suis réducteur auprès d’enfants et d’adultes handicapés, si on me laisse travailler comme je l’entends, je suis le plus heureux des hommes, et par la même occasion ceux dont je m’occupe, mais si on me met des bâtons dans les roues, si on veut le contraire à faire des trucs auquel je ne crois pas pondus par des théoriciens qui ne font pas la différence entre un être humain et un ordinateur, je dis non. Je dis non quoi qu’il m’en coûte. Je ne peux pas transiger avec ça. Avec quoi ? Comment définir ce avec quoi je ne peux transiger ? Avec le respect qu’on leur doit non pas du fait de leur handicap mais du fait de leur humanité. Je les fais grandir autant qu’ils me font grandir et parfois plus, et c’est les plus fragiles qui m’en enseignent le plus sur ce que je dois faire de ma vie, qui me donne du courage. Non tu ne cries pas dans le désert, loin de là, je viens te lire régulièrement parce que je trouve chez toi ce que je trouve chez les poètes dignent de ce nom, une petite étincelle qui brille dans la nuit. Je ne l’ai pas encore fait je crois mais je te recommande vivement le blog de Thomas Vinau, il y a aussi de quoi s’éclairer.

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  5. Tu le sais, je suis considéré comme handicapé, chose à laquelle je ne crois pas et n’ai jamais cru.
    En tout cas, dans ce système j’ai fait de belles rencontres.
    Quand je dis système, c’est que je me suis fais aspirer vers 1992 par le vortex des hospitalisations et les médicaments (qui sont de réelles drogues dures)
    Cette année, je fête mes 20 ans sans hospitalisation. Par contre, j’ai des médicaments à vie et ? quelle que soit ce que j’appelle « une erreur de diagnostic » ça fait partie de ma vie et, j’en tire un certain profit pour mon évolution personnelle.

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  6. Je suis entre les deux, j’essaie de ma paser de médocs et autres drogues, mais je sais par expérience que quand il faut, il faut, qu’il y a une limite à la douleur, et que le pire est de la franchir par un moyen radical. Alda Merini, que j’admire beaucoup, a vécu aussi avec et ma fois, plutôt bien je crois, en tous les cas, ça ne la pas empêchée de créer, peut-être te l’ai-je déjà envoyé :

    https://schabrieres.wordpress.com/2013/12/02/alda-merini-psychiatrie-psichiatria/

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  7. http://etc-iste.blogspot.com/

    Voilà, l’adresse du blog. Il a parrainé le mien, il y a Cinq ans,

    https://misquette.wordpress.com/2014/07/13/un/

    c’est un grand, je ne dis pas ça parce que je le connais un peu, on s’est vu, et je crois que l’on s’apprécie, mais parce que ce qu’il écrit est superbe. Cinq ans que je le lis quotidiennement. Je n’ai rien raté. Toujours ce sentiment de nouveauté, ce petit éclat, cette étincelle.

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